‹ Le manuscrit de BayeuxChapitre 4 sur 33 · XXV · texte numérisé non relu

XXV

L'un (les signes caractéristiques de la chanson à caractère populaire est Tassonnance remplaçant la rime. Cellesci sont du même genre que dans les manuscrits contemporains, ainsi qu'on pourra le voir déjà par une liste très brève :

Assonnances en a :

a- cheval (55, lo-ii), aimera- allast (86, i^ e), Johanne-fame

Assonnances en é, ai, oi :

pencée - finées (32, e, 8, partirai - décollé (23, li, w).

nouvel - soleil (23, 2, »).

bouter - mestier (45, i9, 35).

prisonnier - moy (95, ic, ao)-

celée - moye (72, 2î, 21).

brebiettes - paistre (65, 11, a).

Assonnances en an, en :

argent - chante (53, s, 9).

ente -entre (68, 11, «).

néant- souvient (25, 29, 30).

Assonnances en i :

advis- désirs (34, ;, 5), plaisir - marry (34, i'», isj.

m'araye - crient (56, 9, to).

amy - ainsi - luy (29, 1, 4, 5, s).

mie-nuye (30, 17, 19).

ai-oi doit être considéré comme rime, oi étant prononcé oé ou oè au XV' siècle: v. gay-moy, gaye-voye (ch. 72). La rime our - eur est également très répandue au

XV^ siècle ('). Dans nos chansons p. ex. 14, 10, ii douleur -

amour.

En outre, nous rencontrons oux - eux et ous - eur :

jalloux - amoureux (26, u, 15) ; vous - doulceur (58, 10, 12}.

{*} V. Châtelain, Recherches, p. 40.

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