LIVRE I. CHAPITRE VIII. Io
ment préparé, soit bien assurément la chose du monde la plus ennuyeuse-, parce qu'il ne reste à l'auditeur condamné à l'entendre, d'autre moyen de sortir du cercle dans lequel le lecteur le tient renfermé, que de dormir et d'échapper ainsi par cette sorte de tangente à toutes les courbes spirales et volutes , que l'art ou plutôt l'artifice littéraire sait si bien décrire , nous consentîmes néanmoins à la lecture de cette relation. Le pâtre se leva, fouilla dans son havresac, en retira le manuscrit dont il était question, et à la lueur d'un flambeau de mélèze , il nous lut l'histoire que nous consignons ici, à l'usage de ceux qui ne pouvant pas dormir, ont du temps à perdre et des bougies à brûler.