‹ Le manuscrit venu de Ste. Hélène d'une manière inconnue [microforme]Chapitre 10 sur 16 · FA EE · texte numérisé non relu

FA EE

Cæ)y

vaient taiscé abdiquer leur vieux roi; et ne rois pas reconnaitre le nouveau, Tout semblait: “donc: présager

que l'Espagne, pour éviter l‘anarchie, accepreraitun sou. Verain qui se présenterait armé d'un levier prodigieux, Elle seraitentrée par là sans efforts dans le rayon du sys-

tême impérial; et, quelque déplorable que fût ledtat s0cial de l‘Espagne, il ne fallait pas. dédaigner cette conquête,

Comme il faut voir les choses par soi-même pour s'en.

faire: une juste. idée, je partis pour Bayonne, où j'avais invité la vielle cour d'Espagne à à se rendre, : | Comme elle n‘avait rien de mieux à faire, elle y vint. J'avais invité également la nouvelle, et Je m‘attendais qu ‘elle ne viendrait. pas, parce qu'elle avait quelque chose de mieux à

fai re:

“Je pensaique, pour ne pas lle mettre en dhéénés à ni de

moi ni de son père, on'aurait fait prendre à à Ferdinand. ou.

le parti de la révolte, ou celui de pagner IfAmérique. Il

ne prit nilfun ni autre. 1! sen vint à Bayonne, avec son précepteur et ses confidens, et laissa l'Espagne au

premier occupant.

. Carte démarche seule me donna he mesure de cette cour. J‘eus à peine conféré avec ces chefs de conjurés,que je vis l'ignorance où ils étaient de leur propre situation. Ils n'avaient de parti pris rien, ils ne prévoyaient rien ;

ie menaient leur politique comme de quinze-vingts. J ‘eus

à peine vu le souverain qu'ils avaient mis sur le trône, que je fus convaincu qu'on ne devait pas laisser ME spagne en us pareilles mains,

qe me décidai alors À recevoir l'abdication de eatte fa. mille et à placer un de: mes frères sur un trône que ses “ rnaîtres venaient d'abandonner: Us en étaient descendus : si facilement , que je crus qu'il y. monterait de même.

Rien, ea effet , ne semblait s‘y opposer: la junte de

Bayônne l'avait reconnu ; aucun pouvoir légal n‘était resté-en Espagne pour refuser ce changement de règne : le vieux roi s'était montré reconnaissant de-:ce que j'avais ôté le pouvoir à son fils,” et il était allé se reposer. à Com.

piègne. Son fils fut conduit au chateau de Fe à où : l'on avait fait le: préparatifs nécessaires. :

Los Espagnols savaient à quoi sen tenir sur le compte

de leur vieux roi : il ne laîssa ni regrêts ni souvenirs ; mais son fils était jeune ; son règne en espérance. Il était male

heureux ; on en fitun hécos : limaginationse monta en sa faveur. Les libéraux criérent à l'indépendance nationale, les moines à l‘illégitimité : toute la nation s'est

armée sous ces deux bannières.

Js conviens que j‘ai eu tort de mettre le jeune roi ense- :

questre à Valençay. J'aurais dû le laiser voir à tout le

monde, afin de détromper ceux qui stintéressaient à à lui,

J'ar eu tort sur-tout de ne pas lui permettre de rester sur le trône. Les choses auraient été de mal en pis en Fse pagne. Je me serais acquis le titre de protecteu: du vieux roi, en lui donnant un asile, nt

Le nouveau gouvernerhent n'aurait pas manqué de se

en ds

.compromettre avec les Anglais Je lui aurais déclaré la gnerre tant en mon nom qu'en qualité de fondé de. pou- .Voirs du vieux roi. L‘Espagne aurait confié à son armée

le sort de cette guerre, et dès qu'elle aurait été battue, ka

nation se serait soumise au droit de conquête. Elle n‘aurait pas même songé à en-murmurer, parcequ'en dispos sant des pays conquis on ne fait que suivre les usages reçus,

Srj'avaisété plus patient, J'aurais suivi cette marche ; mais.je crus que le résultat étant le même, les Espagnols accepteraient d priori un changement de dynastie, que la position des affaires rendait inévitable, Je mis de la gau-

cherie dans cette entreprise, parceque je supprimai les

gradations. Je venais de déplacer ainsi l’ancienne dynas-

‘tie d'une manière offensante pour les Espagnols. Blefés dans leur orgueil, ils ne voulurent pas reconnaître celle que j'avais mise à sa place. Il en résulta qu'il n‘y eut plus d‘autorité nulle part, c'est-à-dire qu’elle se. trouva par-tout. La nation en masse se crut chargée de la défense de l‘état, puisqu'il n°y avait plus d‘armée ou d’autorité auxquelleson pût confier cette défense. Chacun en prit la responsabilité : je créai l'anarchie. Je trouvai contre moi tautes les reffources qu'elle donne. J'eus toute la nation sur les bras.

Cerre nation, dont l‘histoire n’a signalé que e l'avarice

et la férocité, était peu redoutable devant l'ennemi; elle fuyait à la vue de mes soldats, mais elle les affafinait par derrière, Ils en étaient révoltés ; ils avaient les .armes à

ré da POUe rmée

ve, ja

n‘audispos reçus, rche ; agnols que la à gauai les Jynas- BlefTés

celle y eut rouva la dé- ’auto= un en ouvai | J'eus

varice :

: elle it par mes à

ha main ; ils usèrent de représailles De représailles en re-

présailles, cette guerre est devenue une arène d’atrocités.

J'ar senti qu’elle imprirait un caractère de violence à mon règne ;‘ qu'ellg était d’un dangereux exemple pour es peuples et funeste pour l’armée , parce qu’elle consom-

maït beaucoup d'hommes et fatiguait le soldat. J'ai senti qu’elle avait été mal commencée, mais une fois que cette guerre avait été entamée, il n'était plus possible de l’abane donner ; ; Car le plus petit revers enflait mes ennemis ; et

‘mettait l'Europe en armes: J'ai été obligé d'être RASE

victorieux.

hi ne tardai pas à en Bite Pépreure.

: J'erais allé en Espagne, afin d'accélérer les évènemens et de: connaitre le terrain sur lequel j'allais laisser mon

frère. . Javais occupé Madrid , et détruit l’armée anglaise “qui venait à son secours. Mes progrès étaient rapides ’effroi à son comble; la résistance allait finir ; il n’y avait

Pas 1n moment à perdre ; on n‘en perdit pas non plus. Le ministére anglais arma l'Autriche, {la toujours été

aussi actif à me trouver des ennemis que je l'a ai étéàles

Lattre.

Le projet de. l'Autriche fut mené pour cette fois trèsadroitement ; s-il me surPrite Il faut rendre justice à ceux qui la méritent.

Mass armées étaient éparpillées à Näples, à Madrid, a

Hambourg. J'étais moi. même en Espagne, I était probable que les Autrichiens devaient, en débutant, ob

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dans ce genre, “érést lé premier pas qui” coûte. ls au râient pu tenter la Prusse et la Russie, retremper le ‘courage dés Espagnols, et réndre de la popularité "u miniss tèré anglais AA

“La cour de Viénte a uhe fée re dqûe les dre: nemens ne détangent jamais. J'ai ‘été longtemps avant d‘èn deviner la cause. Je me suis aperçu enfin, mais

trop À ‘tard, que cet état n'avait de 8i profondes racines que

parceque la bonhornie du gbuvernement l’a laissé dégénés"

rer en.oligarchie. L'état nest plus gouverné‘ que A vrd une centaine de nobles, ils possèdent le tertitoire, et

sont ‘emparés des fhances,. de la politique et deils: ir

A fnoyen de quoi, il sont maîtres de oi FES x laissé à la éour que la signatures At td 4 w

Or, les oligarchies ne changent} jamais dopisiont, que leurs intérêts sont toujours les mêmes. lt

mal toùt ce qu ‘elles font, mais elles font toujours, parce.

qu ‘elles : ne meürené jamais. Elles n‘obtiennent jamais de Succès, fais elles supportent admirablément'ies revers,

parce qu'ellés les supportent en société. L'‘Autriche : a.

dû quatre fois son salut à cette forme de gouvernement 3 elle décida de la guerre qu'on vehait de me déclarer. | Je n‘avais pas un moment à perdre, je quittai brusqués ment l'Espagne, et courus sur le Rhin. Je e ramassai lés premières troupes que je trouvai sous ma main. Le

prince Eugène s'était déja laissé battre en take ; je Juit

envôyai des: rentbrts,': Les. fois de; Souäbe et dé Baviére me prétèrent leurs troupes : j’allai ; battce avec elles les Aattichiens à Rasisbonne , ecje .marchai sur Vienne, :

Jæsuiis. à marche forcée la rive. droite du Danube ; jecomptais : sur le succès du, vice-roi pour. opérer notre jonction Je voulais dévaneer les Autrichiens à Vienne , ÿ passer le Danube etime trouver en position pour recevoir l'irghiduc. Ce plan. était bien conçu; mais il était i iMprue dent s parce:que j'avais affaire . à un babile homme , et «et que je n'avais pas assez de troupes, Mais la fortune . était alors pour, mois

: L'achidue ft er A une très belle marche. fl d devina mon projet et gagua les devants, 11 se porta rapide ment sur Vienne, pat la rive gauche: du Danube, et prit position en mémè-temps que moi. Cest à ma connaissance da seule belle manœuvre 3 les Autrichiens aient jamais faite,

Mos sos de in Ssgui était nt: J'étais en présence d'üñhe armée fotinidable, Etle dominait mes mous vemeng, étme forçait à l’inaction, : Il n°y avait plus qu'une grande affaire qui put terminer la guerre. C’érait mioi qui devais attaquer. L'archidué m'avait réèsrvé cerôle, Il

n'était pas facile à pont car il était en dns " me recevoir.

- Panun unit: tnes péré, X'archidue ani aù lieu de contenir à tout prix le ice roi, se laissa-battre, :: L'armée SR | s SU. 40

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