WEST MAIN STREET
LFFÉE ÉLER
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:N os pertes étaient si grandes, que j'en fus, moi même | eonsteqné. La nasion enfut abattue. Si les ennemis avaient poursuivi leur marche, ils seraient rentrés avec notre Arrièe re! garde dans Paris, Mais l'aspectde la France les intimida. Hs res log. aps non Foncièies, avant-d'o oser. le francbirs" ré sant
‘fLne v'agishaie plus élors de la ghodré « mais sde l'honneur de ln Frañce ; c'est pourquoi je comptais sur-les; Français, ‘ Mais je n'étais plus heureux ; Je fus mal servit Je n'en accuse pas ce peuple »s Wujours prêt à verser soi sang pour sa patrie. Je n’en accuse pas Ja trahison : cat: il est plus difficile de trahir qu’on ne croit. Jé nfen accuse que ce ‘découragemeur, fruit ordinaire du malheur ; jé
‘2 en fus pas exempt moi même, L'homme découragé reste indécis,. parcequ il ne voit devant fui que de maus vais partis, et ce qu ‘il ya de pis dans les affaires, c est | lindécision.
J aurais dû me défier davantage de cet ablrardisse, ment général, et pourvoir à tout par moi-même, mais je me confai Aâun ministère épouvanté, où tout. s'exécurait mal Les places fortes n'étaient ni réparées ai munies, parce qu'elles n'avaient pas é té menacèes depuis vingt ans, Le zèle des paysans y pour sut ; ; mais la plupart des come
‘mandans étaient de vieux infirmes, quon avait mis à pour
se. 1eposere : La, plupait. de. mes préfers étaient timides
D $0n ve nm. el au lieu de fe, défendre
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f'iors dû les changer temps pour n'avoir en prètière ligné que des hommes intrépidés #1 tant se dre es trouve dans teux quionc À pérâre, | +
: Ron n'érait préparsé pour notre défénte, tonaue ts Sittes livrdrentaut alliés ie passage du Rhios Malgré
leurs victoires, les ennemis n’avaient pas osé l'aberder dt from, et ils n‘avancèrent qu'à pas de idup: Lis étaient efcayés de inercher sacs obstacles sur cette terre-qu'its Cros, yaient hérissée de baïonettes Ils ne rencontrèrent nos à; vant gardes qu'à Langres, Alors commença cette, cam pagne trap connue pour que je la répète; mais qui. laissera un nom immortel à cette poignéede braves, qui, ne désess pèrent pas du salut dela France. Ils me rendirent. de la confiance, et je crus à trois repris:s que rien n'était i im possible avec de tels soldats.
J AvAIS encore une armée en Italie, et ‘dè foites garnisons dans le nord. Mais je n'avais pas 12 temps de les faire venir à mon secours: Il fallait, vaincre sur la place, Le sort de l'Europe s'était concentré sur moi seül, ‘ II ‘n'y avait‘dfimportant que Îe point bù j'étais. Les alliés inoffräienc la paix, r'arit ils se méfiaient de léurs” suécès,
‘Après lravoir refusée à Drèvde, je ‘he Po uvais Yaécepter à : ! Chaton. Poür tre fabaïix, 1 fallait auver la Fi st ] de Le ‘Feplantèt nos niglei Bürie Rhin:
Aprés une tele: épretive, nos ärmes auraient été réputées inivinelbies, Nos esnertiis auraient tremiblé devant certé “Huit qui mé dohnüt le victoire. Maflre “efcéré : du + midi ec du nord par mes gainison’, : une seule bataille me
on),
* éenait on:ssüendant ; j'aurais eu le gloire des, revesx
éommes celle des victôires. Hd amy à
: CE vésitit était prét »-Mtes Manmivres avaient cé L'ennemi étatt tune à I! perdale lé: cdte. Une émeuie générale side en finir. M ne fléiv plus qu'au morent. Mis ns perte Era décidée. Un oosrnieiyque j'avais im prudénrinent adressé à l'irpéracrite, combadhns les mains dés uftiés. {teur ft voir qu'ilsétaient pérdds. Un Gord quise trouvait dans leuf conteit fur! appri que ha prudente était plus dangéreuse que Paudéce, ‘fé priréntle ‘seul parti
que je n'avais pas prévu, parce que c'était le seul ton ;
ls. gagnèrent. l'avance, et marchèrent eur Paris.
__. OK.avait promis de Jeur en faciliter l'entrée ; : maïs cetté
promesse aurait été illusoire, si j'avais remis la défense’ ée Paris en de meilleures mains. Je m'étais confié à 'honneut de la nation, et javais laïssé follemént en liberté ceux-que je connaissais PQur en ‘être dépoutvus. Jarrivaitrop: tai son SeCOUFS, et cette ville, qui ha tu ‘défendre 1. se sou veraias ni 368 Le rs avait Ouvert ses por : À és tranger.
Jai aceusé le cédant à de m'iveit ua Je Jui fénds ‘jvstice’ ajourdtiate Avéitt 0H: rfa trait: da oi qu devait À son pays. Cét dans tte "dutte-clage:quion a trouvé des fiches. Maïs je de ‘fs pas maître d'urrpres Yiér Mouvement de dodteur, er voyance te à Mec
Pas signée par mon plus unèien Frère daniiés, :
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dahée. Cen'éisieñt: ni les-roÿalistes,: ni les-poltrons,. nj :
lès mécontens, qui m'avaient renversé : c'étaieng les are imées ennemies, Les: alliés étaient les maîtres. du monde, puisque j je ne leur disputais plus cetempires :.:
3 J'erais à Æ onthinebleau . entouré d‘une troupe fidèle, “mais: peu ‘apmbreuse.. J'aurais pu. tenter encore avec elle le sort serge ‘combats,: car elle était. capable d'actions déroiq «Mais la France aurait payé trop cher le plai. sir de. re vengeance. Elle aurait eu le droit de mfaccuser-de ses maux. Jeveux qu'elle | ne m'accuse que de la
gloire où j'ai porté ,59n nome Je me résignai. |
Ox vint ANE-PrOPO ser des abtiéatiôns. Pour ma part
je trouvai que. “ctétait. ne momerie, : J'avais abdiqué le
__ jour où j'avais été battu. Mais cette formule pouvalr Servir
‘visgtans, | En. prennant la couranne, j'avais mis les trônes l'abri des peuples. En la rendant aux Bourbons, on. les :
mettait à l'abri des soldats heureux. : C'était donc la geule |
un jour à mon fils. . Je néhésitai pas à la signer. |
Ux parti nombreux aurait soubaité que cet enfant thontâe sur le trône, pour. conserver la révolution avec ma dy” nastie, Mais la chose était impossible. Les alliés n'avais ent pas même de choix ; ; ils étaient obligés de rappeler les, Bourbons. Chacun s'est vanté d'avoir opérè leur retours! [Ge retour était forcé. H-était la conséquence i impour lesquels.on se. battait depüis
manière d'éteindre. sans ressour ce le feu révolutionoaire L'appel de tout autre souverain. sur, Je trône. «de -Frapes
n'aurait été autre chose qu'une sanction solennelle de la
révolution, tata un acte insensé dans l'intérêt des souverains. ne.
Je dirai plus : le retour des Bourbons était un bonheur Pour la France, 11 Ta sauvait de l'anarchie, et lui promet. taitle repos, parce qu'il assurait la paix. Elle était forcée entre les alliés et les Bourbons, parce qu'ils se ser:
vaient mutuellement de garantie. © La France n’était pas complice de cette paix, parce qu’elle ne se traitait pas en sa faveur, mais pour le profit la famille qu'il convenait aux alliés de remettre sür ke trône. C'était un traité où l’on voue
lait faire bonne part À tout le monde. ‘C'était donc la meil-
levure manière dont la France pût se tirer de la plus grande
défaite qu’une nation guerrière ait jamais éprouvée. J'avais brisonnier. Je m ’attendais à être traité comme tel ; ; maïs soit par cette sorte de respect qu’inspire un vienx
guerrier, soit par lesprit de générosité qui à présidé à cette révolution, on me proposa de choisir un asile, Les alliés me cédèrent une ile et un titre qu'ils regardèrent comme aussi vains l'un que l’autre ; ils me permirent et en celaleür générosité fut pleine de noblesse } , ilsme per" mirent d'amener un petit nombre de ces vieux soldats avec lesquels j'avais couru tant de fortunes. Ils me permirent ‘ d'amener avec moi quelques-uns de Ces hommes que le.
malheur ne décourage pas. ee * Séparé de ma à femme et de mon fils, contre toutes les lois,
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divines et humaines, je me retirai dans l'ile d'Elbe, sans aue cune espèce de projets pour l'avenir. Je n'étais plus qu'un des spectateurs du siècle ; mais je savais meiux que..per= sonne en.quelles mains l'Europe allait tomber. Je savais, d’après cela, qu’elle serait menée par le hasard, Les chan ces de ce hasard pouvaient me remettre en jeu. Cependant l'impuissance d'y contribuer m’empêchait de former des plans, et je vivais comme étranger à l'histoire. Mais la marche des événemens se précipita plus que je ne acayaih, et je fus surpris par eux dans ma retraite.
Je recevais les j journaux : ils m,apprenaient, le gros des affrires,Je tâchai d‘en saisir. mé à travers leurs mensonges.
IL mie parut évident que le roi avait connu le secret de notre siècle. Il avait su que la majorité de la France voulait la révolution. Il savait, par vingt-cinq ans d'expérience, que son parti était trop faible pour résister à cette mae jorité. 11 savait que la majorité finit par faire la loi, 1! fal. lait donc pour régner qu'il régnât avec la majorité, c’està-dire, avec la révolution. Mais pour n'être pas révolutionnaire lui-même, il fallait que le roi refit la révolution comme à neuf, en vertu du droit divin qui lui était départi.
- Crrrs idée était ingénieuse; elle rendait les Bourbons révolutionnaires en sûreté de conscience, et rendait les révolutionnaires, rayalistes,en maiptenant leurs intérêts et leurs opinions; il se devait donc plus ÿ avoir qu’un cœur et une dme dans toute la nation. C'est ce qu'on répétait, mais ce qui n'était pas vrai,
eu,
(9%) - Jr, y avait cependant tant'de bonheur dans cette combinaison, que la France, sons ce régime, aurait été florissanteen peud’anrées. Le roi aurait résolu d’un trait de plume le problème pour’ lequel j'avais combattu pendant vingt ans; puisqu'il établissait la nouvelle économie politique en France, et la faisait reconnaitre, sans contestation, de toute l'Europe. Il ne lui fallait pour réussir, que de savoir
être maître chez lui.
Pour opérer ce grand œuvre le roi avait donné une charte, jetée sur le moule où l'on fait tous les chartes. Elle était excellente, parce qa‘elles le sont toutes quand on les fait marcher. Mais comme les chartes ne sont que des feuilles de papier, elles nfont de valeur que par l‘aus torité qui se charge de les défendre. Or, cette autorité ne se plaça nulle part, Au lieu de se réunir dans les seules mains qui en étaient resonsables, le roi la:laissa s‘éparpile ler dans tout le partiqui nortait son nom. Au lieu d'étre l'unique chef de l‘état, il se laissa constitutuer en chef
..de parti Tout prit en Fr :ce une | couleur factieuse,
L'anarchie s‘y mit.
Dis LORS il n‘y eut plus que de l'inconséquence et- de la contradiction dans :le systême de la cour. Les mots
n‘allaient jamais aux choses, parce qu'on voulait, au fond du cœur, autre chose que ce qui était.
Le roi avait donné la charte pour empêcher diron ne. la prit; mais il était évident que le premier moment passé,
les royalistes éspéraient la retirer brin à brin, parce qu'au fond elle ne leur allait pe
Iz ne se posait donc que de pierres d’attente dans l'édifi. ce du gouvernement. On avait refait la noblesse ;. mais om ne lui avait donné ni des prérogatives ni du pouver. Elle n'était pas aristocratique, puisqu'elle n’étai rien dans: l'état ; c'était donc un mauvais service qu‘on avait rende à la noblesse, en la remettant sur pied de cette manière Car on ‘avait miseen prise, parce qu'elle était offensante, gans lui donner aucun moyen de se défendre. C'étaitun contre sens qui devait amener des froissemens continuels.
. On voulait refaire le-clergé; mais on choisit un évêque défroqué pour relever le trône et Iautel.
On voulait passer l'éponge sur la rérolation, mais on cxhumait ses cadavres.
On voulait faire marcher la révolu on de 89 avec les royalistes, et la contre-révolution du SI mars avec des exconventionnels ; ils faisaient égalemencs mal leur devoir; parcequ‘on ne fait marcher des révolutions qu'avec des hommes qui sont nés avec elles. Le roi n'aurait dû se servir que de gens de vingtans.
On voulait maintenir la révolution et I‘on avilissait ses institutions ; On décourageait par là la masse de la nation, qui avait été élevée avec elles; et qui s'étaic accouturnée J les respecter...
On gardait mes soldats, parce qu'on en avait peur, ec on les fesait passer en. revue par des gens qui vhs “ | gloire, en saluant des Cosaques.
PzaS0NNEz ne penis confiance dans ce qui puce
die nysoyéié dè points dépot dulle part, Ils ntétaient
pas dans teurs intérêts, puisqu’ ils éttient tous compromis ; F
ril'düht les Gpinions, puisqu'elles étaient toutes froissées ; ni däns'la force, re dt pres pr à la tête des affaires ni bras
Hi Volonté, Re
“Jerai 3 adsez bien informé de c ce qui se pesait à Vienne,
dans ce congrès, et Ion s'amusait à me singer. Je sus à
temps que les ministres de France avaient décidé le conrès ‘à mm 'enlever de Iîle d'Elbe, pour. m'éxiler à Sainte
Hélène. ‘J ‘eus quelque peine Et croire que l'empereur de:
Russie ed consenti à manquer si vite dla foi des traités ;
‘car j'ai toujours eu beaucoup d'estime pour son caractère; |
mais enfin j'acquis cette certitude, et je pensai, à me soustraire au sort qu’on me destinait.
Mas faibles moyens de défense auraient été bientôt ab. | antis, J e. devais donc essayer de m'en créer. de grands, . Pa pour me rendre une seconde fois redoutable à mes ennemis. :
- La Fiance n'avait point de confiance dans son gouverné
.menL Le gouvernement n'en avait point dans. la France,
La nation avait senti que ses inrérêts n "étaient pas ceux du
ône;' ‘que ceux du. trône. n'étaient pis les siens: C'était
“une: tréhison mutuelle qui devait perdre l'un ou‘l'autre; il étaittemps de la:prévenir, etje conçus un projet qui i parat- | " triaudacieiux dans Linie, ‘et qui n'entre que ne | | enréilité. | À MMeTIE DNRMRTERE une
‘J + peut à remonter sur le trône dé France. : Queiges |
FR RM AE s « LE 1 1 4 SE 1 y ea: