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+ :Ew fait d'ambition, je n’en avais pas d'autre que celle d'obtenir un commandemenit en chef, car un homme n’est tien, siil n’est précédé d'une réputation militaire. Je croyais être sûr de faire la mienne ; car je me sentais l’ine stinct de la guerre; mais je n'avais pas de droits fondés pour. faire une. pareille demande. . Il fallait me les donner, Dans ce ‘temps-là ce n'etait pas difficile,
L'Arux'E d’ftalie était. au rebut, parcequ ’on ne l'avait destinée à rien. Je pensais à la mettre en mouvement pour attaquer Autriche sur le point où elle avait plus de sécurité ; c *est-a-dire en Italie.
© Le directoire étaiten paix avec la Prusse et l'Espagne ; :
mais l'Autriche, soldée par l'Angleterre, fortifiat son. état
Lé
militaire, et nous tenait tête sur le Rhin. Il était évident ‘que nous devions faire une diversion en Italie, pour é- “branler l’Autriche, pour donner une leçon aux petite
princes d'Italie qui s’étaient digués contre nous, pour donner enfin une couleur décidée a la guerre, qui n'en avait point jusqu'alors.
Le plan était si simple, . il convenait si bien au direc.
. toire, parce qu'il avait besoin de succès, pour faire son
crédit, que je me hâtais dele présenter, de peur d’être prévenu. . 11 n‘éprouva pas de contradiction, et je fus nommé général en chef de ‘armée d'Italie. TE
+ Je partis pour la joindre. Elle avait reçu quelques mt de l'armée d'Espagne... et je la-trouvai. forte. de cinquante mille hommes dépourvus de tout, si ce:n‘est de
(Cm)
bonne volomé. : J‘allais da alettre à épreuve. Peu de jours après mon arrirée, jtordonsi ya mouvement: genés säl sur toute la ligne. Elle s'étendait de Nice Fr Savone, -C'éiait au tonmencemene d'Avril, 1796.
“En trois jours nous enlevimes tous les pes eustro: sardes, qui défendaieat les hauteurs de la Ligurie. Lieni nemi attaqué brusquement, se rassembla, Nous le rencpntrâmes le 10, à Montenotte : il fut battu. Le 14, nous
Mattaquâmes à Millesimo ; il fut encore battu, et nous.
séparâmes les Autrichiens des Piémontais. Céux-ci\ vinrent prendre position à Moridovi, tandis que es ‘Autrichiens se retiraient sur le Pô, pour couvrir la Lombardie, |
| JE battis les Piémomais. En trois jours Je mitemparai de toutes les positions du Piémont, et nous étions À neuf jicues de Turin, lorsque ] Je reçus un aidé-de ‘camp ue Ven nait démander la paix. ‘
: Jr me regardais alors, pour la uit fois, Lo plus comme un simple général mais comme un hômmie appelé à influer sur le sort des peuples. Je:me vis dans l'histoire:
| Crrée paix cliangeaît mon plan, Il nese bornait. plus à faire la guerte.en Italie, mais à la conquérir. Je sen: tais qu'en élargissant le terrain dela révolution, je donnais
ne :base plus solide à :son édifice. C'était le haies moyen d'assurer son SUGCÈSs :: ? !; 1: x La eour de. Piémont nousavait-eédé toutes ses rides
fortes. Elle nous avait: remis ses pays, Nous étions maîtres
par D des Alpes et-des Apennins.: Nous.étions assurés de
neuf li ve=
plus ppelé toire; ‘plus sen )nnais ileur
uw ; Li ré
DIaCeS
és de
aûcres
( 15 ) nos points d'appui, et tranquilles sur notre retraite,
Daxs une si belle position, j fallai attaquer les Autrichiens. Je passai le P6 à Plaisance, et l’Adda à Lodi s ce ne fut pas sans peine, mais Beaulieu se retire, et } “entrai dans Milan.
Les Autrichiens firent des efforts incroyables pour reprendre l'Italie. Je fus obligé de défaire einq fois leurs armées pour en venir à bout.
Maître de l’italie il fallait y établir le systéme de la révolution,afin d'attirer ce pays à la France,par des principes et des intérëts communs—c'est a dire qu’il fallait y dé truire l’ancien régime pour y établir l'égalité, parce qu *elle est la cheville ouvrière de la révolution. J'allais
done avoir sur les bras le clergé, la noblesse, et tout ce.
qui vivait à leur table. Je prévoyais ces résistances, et
Je résolus de les vaincre par l'autorité des armes, et sans ameuter le peuple.
J'avais fait de grandes actions, mais il fallait prendre une attitude et un langage analogues. La révolution a. vait détruit chez nous toute espéce de dignité : je ne poue vais pas rendre à la France une pompe royale : je lui donnai le lustre des victoires, et le langage du maitre.
Je voulais devenir te protecteur de FItalie, et nonson conquéranr. J’y suis parvenu, en maintenant la disci-
.pline de l’armée; en punissant sévèrement les. révoltes,
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(CH) et:sur-tout en instituant la république cisalpine. Par cette institution, je satisfesais le vœu prononcé des Itadiens. Celui d’être indépendans. Je leur donnai ainsi de grandes espérances ; il ne dépendait que d'eux de les réaliser en se liant à notrecause., (C’étaient des alliés que Je donnais à la France.
Carre alliance durera longtems entre les deux peuples, parcequ'elle stest fondée sur des services, et des intérêts communs. Ces deux peuples ont les mêmes opinions et les mêmes mobiles. [ls auraient conservé sans moi leur vielle inimitié.
Sûn de l'Italie, je ne craignis pas de m'aventurer jusqu’au centre de l'Autriche; j'arrivai jusqu’à la vue de Vienne, et je signai là le traité de Campo Formio. Ce fut un acte glorieux pour la France,
: Le parti que j'avais favorisé au 18 fructidor, était resté maître de la république. Je l‘avais favorisé, parceque c'était le mien, et parceque c’était le seul qui pût faire marcher la révolution. Or, plus je m'étais mélédesaffaires, plus je m'étais convaincu qu’il fallait achever cette révolution, parcequ'elle était le fruit du siècle et des opinions, Tout ce qui retardait samarche ne servait qu‘à prolonger la crise.
La paix était faite sur le continent ; nous n'étions plus en guerre qu'avec l‘Angleterre ; mais, faute de champ de bataille, cette guerre nous laissait dans Kinaction. | J'avais la conscience de mes moyens ; ils étaient de na»
Par
s Îta-
ainsi de les s que
uples, térêis ns et i leur
juSe ue de Ce
ture à me mettre en évidence, mais ils n'avaient point d'emploi. Je savais cependant qu'il fallait fixer l’attene tion pour rester en vue, et qu'il fallait tenter pour cela des choses extraordinaires, parceque les hommes savent gré de les étonner. C'’esten vertu de cette opinion que j'ai imaginé l‘expédition d‘Egypte. On a voulu l‘atribuer à de profondes combinaisons de ma part: je n°en a-
vais pas d’autres que celles de ne pas rester oisif après la paix que je venais de conclure, Cerre expédition devait donner une hante idée de la
puissance de la France : elle devait attirer l‘attention sur
son chef; elle devait surprendre l‘Europe par sa hardiesse.
C‘étaient plus de motifs qu'il n‘en fallait pour la tenter,
mais je n'avais pas alors la moindre envie de détroner le grand-turc, ni de me faire pacha.
J2 préparais le départ dans un profond secret, Il était nécessaire au succès, et il ajoutait au ss singulier
de l‘expédition.
” La flotte mit à la voile. Jcétais obligé de détruire, en passant, cette gentilhommière de Malte, parcequ’elle ne servait qu'aux Anglais, Je craignais que quelque vieux levain de gloire ne portât ces chevaliers à se défendre et à me retarder : ils se rendirent, par bonheur, plus honteusement que je ne m'en étais flatté.
La bataille d’Aboukir détruisit la flotte, et livra la mer aux Anglais, Je compris, dès ce moment, que Ifexe pédition ne ‘pouvait se tesminer que par une catastrophe :
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—çar toute armée qui ne se recrute pas, finit toujours par capituler, un peu plutôt ou un peu plus tard.
Iz fallut en attendant rester en Egypte, puisqu'il n‘y a wait pas moyen d’en sortir. Je me décidai à faire bonne mine à mauvais jeu. J'y réussis assez bien.
J'avais une belle armée ; il fallait ‘occuper, et j’ache. vais la conquête de l'Egypte, pour employer son tems à quelque chose. J'ai livré par là aux sciences le plus beau champ qu'elles aient jamais exploité.
Nos soldats étaient un peu surpris de se trouver dans l'héritage de Sésostris 3 mais ils prirent bien la chose, et il était si étrange de voir un Français au milieu de ces ruines, qu’ils sen amusaient eux-mêmes.
N'ayanr plus rien à faire en Egypte, il me parut eu- .
rieux d'aller en Palestine, et d'en tenter la conquête.
Cette expédition avait quelque chose de fabuleux. Je m'y laissai séduire. Je fus mal informé des obstacles qu‘on m‘opposerait, et je ne pris pas affez de troupes avec moi.
Parvenv au-de-là du désert, j’appris qu'on avait assem-
blé des forces à Saint Jean d‘Acre. Je ne pouvais pas les.
mébpriser ; il fallut y marcher. La place était défendue par un ingénieur Français ; je m'en apperçus à sa résistance : il fallut lever Je siège : la retraite fut pénible. Je
Juttai pour la première fois contre les élémens; mais
nous n'en fûmes pas vaincus.
De retour en Egypte, je reçus des journaux par la voie, de Turin. Ils mapprinent l’état déplorable de la France,
À 1e Re
'aviilissement du directoire,. et le suiceès de la coslition.
Je crus pouvoir servir mon. pays-une seconde fois, . Aucun motif ne me retenait en Egypte : c'était une entreprise épuisée. Tout général était bon-pour signer une capituwe
“lation. que le termps rendrait inévitable, et je.partis sans
aûtre dessein que celui de reparaltre à la cète dugi armées pour y ramener la-victoire, GR PEN PL ANOPEMASSMME Dssanqué à Fréjus, ms présence excits Venthüsissme du peuple. Ma gloire militaire : rassurait tous ceux qui avaient peur d'être battus. C'était une affluence sur mon passage : : mon voyage eut l'air d'un triomphe, et je compre en arrivant.à Paris que je pouvais tout'en France.
La | faiblesse du gouvernement l'a l ayait mis à deux doiges
de: sa perte : y trouvai l” anarchie. ‘Tout le monde VOUe fait sauver la patrie, et proposait des plans en consé-
quence. On venait men faire ‘confiderce à. j'étais le pivot des. ‘conspirations, mais ils ny avait pas un homme
à ja tête de ces projets qui füe capable de les mener: lis
comptaient tous sur mois. parcequ' il leur fallait une épée.
Je ne comptais sur personne, et je fus maltre de she
Je plan qui me convenait le mieux.
La fortune me portait à la tête de l'état. - J'atiais me trouver maître de ta révolution; 3 car jeñe voulais pas en
être le chef; lerotene me * convenait pas. J'étäs done appelé à préparer le sort sr us htm. æ end cel
sr De Hs à #3} ;
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muer cette grosse machine qu'on appille le gouvernies
ment. Je connaissais le poids de ces résistances, ‘et j’aus
sai préféré alors le simple métier de la guère. Car j'ais mais. l'autorité du quartiergéheral, et l'émotion du
champ de bataille. Je me sentais enfin, dans ce moment, plus de dispositions pour relever l’ascendant militaire vs
la France, que pour lé gouverner. |
Mais je n’avzis pas de choix dans ma destination, Car i m'était facilé de voir que le règne du directoire touchait : à spfias qu'il fallait mettre à sa place une autorité impos sant pour. sauver J'états qu il n°y a de vraiment. impo- “sait que la gloire. militaire, Le directoire ne pouvait . donc étre remplacé que pèr moiou par l'anarchie. Ce choix de la France n'était pas douteux. = — L’ opinion pue
La écläitait à cet égard la mienne.
Je proposais de remplacer le directoire par un consue hé tellement j'étais éloigné alors de eoncevoir l’idée
d'un pouvoir souverain. Les républicains proposèrent | d'élire deux consuls : j'en demandai trois, parceque je ne
: voulais pas être apparcillé, Le premier rang m' 'appertenait
de droit dans cette trinité : c'etait tout ce que je voulais.
| 3 Les républicains se céfièrent de ma proposition. Ils . entrevirent un élément de dictature dans. ce triumvirat. {le
se liguèrent contre moi. La présence même de Sieyes.
ne, pouvait les rassurer. LÉ s'était chargé. de faire une.
Maus it fallait auparavant faire. la guerre ; faire.le pains : assaupir les passions ; fonder mon auturité. 1h fallait re.
(m}) comtitetion ;, mais tes jacobins redoutsient plus mon épée
Qu'ils nest fialent à le plume de leur vièut abbé:
. Tovs les partis &e 1angèrent alors sous deux bannières : | d'un eôté se erouvaibnt les républiesint, qui s’opporsient
à mon élévation : de Pautre était toute la France qui Ha. demandait. Elle était donc inévitable à cette 3
parceque là majorité finit toujours par l'émportér. premiers avaient écabli leur quartier-général dénf fe con:
seil des 500 ; ils firent une belle défense ; il fallut gagnet ,
lc bataille de Saint Cloud pour achever cette. révolution.
J'avais cru un. motnent qu ’elle se ferait par acclamation.
Le vœu | püblié vérité de me donner la première placé
tait pas, parte qu'elle ne venait que de géns Aéttis par
de l'étät : la résistance qu'on m'avait opposé ne m'inquiés :
l'oginion. Les roÿalistés n'avaient pi paru; ilsavaienté
été pris sur le temps. La masse dé la ration évair éon«
fiance en moi, car elle savait bien que la révolution n6.
pouvait pas avoir de meilleure garantie que la mienne,
Je n'avais de force qu'en me plaçant à’ là rête des intérêts :
qu'elle avait crées, paisqu'en l4 fesant rétrogrider, Je îne
sérais retrouvé sur lé terrain des Bourbons.
‘ÏL fallait que.tout fût neuf dans fa nature de mon pou- :
voir. afin.que toutes les ambitions y trouvassent de quoi.
Vivre, Maïs ils ny avait rit d'de défini dans sa nés et c'était sôh défaut.
“Je:n'étuis,-par ta voté que lé premier hagise
rrat dé rer ro 5 ma Rat ne La —. se
de éormmandement: Il y avait incompétibiité entre mes |
droits constitutionnels et l’ascendant que je tenais de mon caractère et de mes actions. Le public le £entait comme
moi : la chose ne pouvait pas durer ainsi, et chacun.
prenait ses mesures en conséquence, à
Je trouvais des courtisans plus que je n'en avais besoin. On fesait queue. Aussi n'étais-je poimt en peine du che. min que fesait mon autorité ; mais je l'étais Beaucoup de la situation matérielle de la France. .
: Nous nons édops laissé battre : les Autrichiens 5 avaient reconquis l'Italie et détruit mon ouvrage. Nous n'avions plus. d‘armée pour reprendre l'offensive. … H n°y avait pas un sou dans les caisses, et aucun moyen pour les remplir. La CconsCr iption ne sexécutait que sous: le bon plaisir des maires. :Sieyes aous avait fait une constitution paresseuse et bavarde qui entravait tout: tout ce qui con stitue la force d'un état était anéanti : il ne subsistait que qui tait sa faiblesse. |
Foncé par ma position, je. crus dir demander ta
paix ; sjele pouvais alors de bonne foi, parce qu'elle était une fortune pour moi, Plus tard elle n‘eût été qu'une ve. a | Re ie
. M. Pitt Ja pare et jamais homme détse n'a ôks une
pus lourde faute ; car ce moment a été le seul vù les al
kés auraient pu la conclure avec sécurité : car la France en demandant la, paix, 4e reconnaissait vainçue; et les
ot
re mes
Je mon omme
chacun
soin.
u che.
ucoup
aient avions , avait ur les e bon tution | con It que.
der la était ‘une L, une es al ance {es
core ti à
statir à; leur. opprobre, -:M. Pie. Ja refusa.
Time, ‘sauvé une éme faute, et il'a étendu: l'empire. de de.ls sévoluion “ur tonte Ex
alori ls laisser à elle. ‘même,
{£ me fauc donc fire LA guerre : $ dans Gênes : : : mais | les armées | plus Fepasser, ni le kb ni
rentrer en Ftalie et en Âllemag
de Ja république n les Alpes.
n'avaisini : Soldats, ni'éanons. ni fetes; J’ APPELRT les: con
| M de plie
ON ne ‘pouvait viheniléhe: à rate PARIS une Campagne avec Une telle armé à Étonner l'ennemi, et Profiter le Sachet l'attiraie ù
longeait jour 3: joue Je détente: de.
M'avance vers les Alpes :
es, : Je parss. - Dem Fa
7, TMS présence, Ja : Brandeur de de les à v Pytie da nd
Misens se étend "saient °H fallait donc gne, Pour ditter une seconde Pis la’ paix 3: Autriche: Tel etai Cifion tre Mais ; je
ui de um ae des amies 3 ti re ; vélllai le sentiment de Fho
pr rmrmlimane TR SE SRE SET
fallait as moins
- ER EP PSS ES T PE RER rom
RRETnES
(M) “éôufiers, mais ES ftiiiene tons hacher à l'avant-garde,
Dans aucun temps de ma vie je nalléprouvé:llé sentis
Mmeut pareitæ'celui ‘que jé téntisen: pénétrant dans les 'gor-
“ges des Alpes, Lies :échos retentissaienc dés :cris.de Pars mée: Ils! Mantionçaiènt: une :vietoire incertaine, mais
probable. : J'allaisrewoir lTcalie; théatre de tes premières
armes, Mes canons gravissaient’ lentement ces rochers, | Mes premiers grenadiers atteignirent enfin la cime. du | Saint-Bernard, Ils jettèrent en, l'air leurs chapeaux garnis |
de plumes rouges, en jetant des cris dei joie. . | Les Alpes étaient franchies, et nous débordèmes comme un torrent.
; Ls général Lasnes commandait l'avant-garde: Al coue | 2. dat prendre [vrée, Verceil, Pavie,et's'assura de pausge
du: P6. : Toute l'armée'lé passa sans obstacles, :
- Nous. étions tous Jeunes daps,ee temps, soldats. et gé-
; néraux. Nous. ayjoné. notre fortune à faire. Nous comptions les fatigues pour rien ; : les dangers pour moins
- éngore, Nous étions, insoucians' sur tout,. si ce n'est sur
la gloire, qui ne's obtient que sur les champs de bataille,
“Av: bruit de. mon arrivée, les Autrichiens. manœbvrée. tent sur Afexandrie. Accumülés dans cette place, au Mmo= ment où.je parus devant les murs, leurs colonnes vinrent - se déployer:en avant dela Bormida. :: Je les fis attaquer. Leur artillerie était supérieure à la mienne ; elle ébranla ‘nosjeunes bataillions. : Ils perdirent du terraim. La ligne était conservée qhe par deux. batailions de la gardé et . . par le 45ème, Mais j'attendais des corps qui marchaient
Ce.
enréchclons: La: ‘division. de: «Dessaix: arrive.; toute.la dignè se-rallie, ::Dessaix. forme. sa, colonne, d'attaque, et
enlève le willage de Marengo, où s'appuyait Le cegtre .de
l'énnéni, Ce grand général fut tué au moment où il st était une ‘immortelle victoires: Gi
hs L'eNteut 3€ jeta sous les. remparts’ d'Alexandrie, ui “sisi étaient trop étroits pour le recevoir, une: bagarre &ffréuse s’y passa ; nous prenions des masses d'artillerie et des bataillions entiers. : Refoulés au: de là du T'anaro, sans
communication, sans retraite, menacés sur leurs derrières
par Massena et par Suchet, n'ayant en front qu” une .ar- mée victorieuse, les Autrichiens reçurent Ja loi, Mélas “implora une capitulation ; - elle fut inouie dans les fastes de la-guerre : V'Halie - entière me : fut restituée,. et l'armée vaineue vins déposer ses armes aux pieds « de nos conscrits.
:Cz jour a été le plus beau de ma vie;.car il a. été un des plus beaux pour la France. . Tout était changé pour
elle ÿ elle allaitj jouir. d’une paix -qu' ’elle -Avait conquise ;
elle s' *endormait comme un lion ; elle allait être. heureuse, parce qu'elle était grande, ans tes: : |
-. Les faction: semblaient se taire ; tant d'éclat né étouf. fac. La Vendée se pacifiait 3 les jacobins. étaient forcés
de me remercier de ma victoire, car elle était à leur PrOe Ge Je n'avais plus de rivaux,
Le danger. .commun,. et Fasihsgisane, public. avaient
di momentanément les partis. La sécurité les divisa. | Par-tout où 1l # y a pas ua centre de pen, incontesta-
ble se tit dé bornes go esplrent V'atrer à eus:
L'et ce qu! arriva au mien. ‘ Moù é n'évirauuné :: n'était donc mia inébranias
go: temporaire selle senc de là vanité et 5€ royaient.du
, Les gens qui aval vR. commencèrent Une campagne. contre mi: He
se chaisirent le tribunat pouf: Jeur place. d'armes Läiils se mirent àm atraquet { sous le: nom de: pouvoir exécutif.
Sr j'avais cédé à teurs déclarations, c'en était fai de
| péras I avait trop d'ennemis pour < diviser ses forces, ef
perdre son temps en paroles. On renaît d'en faire une
| radé épreuve ; | mais elle n'avait pas suffi pour faire tairé cette espèce d'hommes qui préfèrent les intérêts de leut
“ls s'amusèrents pour faire
vanité à CEUX de teur patrie.
teur popularité, X refuser les impôts, à décrier lé gourers
nement, à entraver sa arr ainsi sh
‘des troupese Fes ‘Avec ces. manières 1à nous aurions &é en
ja proie de ieennemi. Nous ntétions pas enco: äle hassrder. Mon pouvoir éit trop neuf pour être ne vulnérable ; Je consulat allait finir com
je n'avais pasdétruit cette opposition P Je renvoyai les tribuns sieur ” dre as étinée
Her ; 4 le mot fcfontune.
Cr petit ‘évenement, qu'on à catsainiee ‘pat: changes Ja constitution
“ffrompre avec la république ;
sioment [+ 8 SE nationale n'était plus :