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menacée, je lui rendis ses états après lesravoir moroelé* La Pologne ne me-sut pas gré:de n'avoir remis-es liberté que. la portion de son territoire dont la Prusse s'était em parée. Le royaume de Wewphalie fut : mécontent de ne pas obtenir davantage, etla Prusse, furieuse de ce,que je lui avais Ôté,- me jura une haine éternelle. HAN vb
Je m'imaginai, je ne sais pourquoi, que des souverains
| dépouédés par le droit de conquêtes, pouvaient devenir
reconnaissants de la part. qu'on leur laissait, J'i imaginai qu'ils pourraient après tant de revers, s'allier de bonne foi avec nous, parceque c'était le plus sûr, J'imaginai pouvoir étendre ainsi les alliances de l'erhpire, säns me charger de l'odieux que les révolutions traînent après elles. Je trouvais enfin que c'était un grand rôle À joùer; que d‘ôter et de rendre des couronnes; je m'y laissai séduire; Je me suis trompé, et les fautes ne se pardonnent jamais. ! Je ‘voulus corriger au moins ce que j'avais fait en Prusse, en organisant la Confédération du Rhin, parceque j'espérais éontenir l'un par l'autre, Pour former cette condération, j'ai aggrandi les états de quelques souverains aux dépens d'une: cohue'de petits princes, ‘qui ne servaient qu'à manger l'argent de leurs sujète, sans pou Voirleur être bons à rien. TJ'attachai ainsi À ma tause
les souverains dünit j'avais grossi le volume, ‘par l'intérêt.
de teur aggranditiement, Je taf: cohduérans malg cux. Mais il se trotébrenc bien dû métier, îts ont'fait
Volontiers cause commune rec — ‘M ont été Rte à à
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cette cauie tant qu'ils l'ont pu 14 °°: 1*"
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“Éwéominentse ‘trouva -pacifié-pour la quatrième-fois Jévais étendu: là surfce et la prépondérance de empires Mon ipouvoif Hhmédiat stétendait de l‘Adriatique ‘aux bouches du’ Le LL | mio . sur toute" L'ÆEurope. F
Mais l'Europe sentait comme moi, que cette pocifess tion neétait encore qu'une œuvre provisoire ; parce qu'il ÿ avait trop d'élémens de résistances, et qu'entraitaht avec ces réfiftances, comme j'avais eu le tort de le faire, je " n'avais fait que reculer la. dificuité,
I: principe xital de. la résistance était en Angleterre, k n'avaisayÇun MOYEN: de l'attaquer çorps à carps, etj'étais sûr.que ka guerre se, renouvellerait. SÛR le continent, tant que le ministère Anglais aurait de. quoi. en payer les frais. La chose pouvait durer. longieraps, parceque les bénéfices de k guerre alimentaient la guerre. .. C'écait un cerçle vicieuxs: dont Je résyltatrétaic la ruine du contie açht, .]l fallait. denc wouver ya moyen de, détruire les bénéfices.que la, guerre maritime. valait à l'Angleterre, afin de ruiner, de crédit du.ministère,… On. me proposa. dans, ce. but, . 1 systéme sepntnentals. H, me parut bon,. ct je l'acgeptai.. Peu de. gens qnt, compris ce: système, Qns'est “ge à à. y, Jr d'autre byE.que celui de renché= xjr le café. Asrait AY Of detoutgs autres. congéiquengess,
An devais ruiges Je .sommpres anglais , En cela, il à, pal. fait.son devoirs pargequ‘l a produit, comme toutes ks prohibitions, un renchérissément ; i Ge qui est toujours,
à Mivantage du bommerce, .et paste qu'il. : peut: Étsa
ait non seulement une une tendance générale pour diriger
nfen avait point quand je lui ai tracé sa route en ui done hution, vers les colonies et le commeree d'échange. ‘c'é
cependant d'autres résultats que ceux d'amener là ruiné
aflez complètement établi pour bannir la contrebande, | «Ma le.syftéme continental devait servir encore à dési gner slairement nos amis d'avec nos ennemis, : N ous ne. pouvions pas «ous y tromper. L'atrachement au système continental témoigaait de l'attachement à nôtre cause, Pare œqu’il.était son enseigne et son palladium, |
Cr systême, si débattu, était indispensable dans Je
moment où je l'ai établi; ear il fauc qu’un grand empire
sa politique,. mais son économie doit avoir une tendance pareille. I] faut une route à l'industrie, comme à toutes chuses, pour se moüvoir et pour : avancer. Or, h France. (
nant. le systéme continental, ‘ L'Econow de la Fränce s'était portée, avant la révos - k
tait la mode alors. Êlle ÿ avait eu‘ de grandé succès: À quelque point quéon ait vanté ces succès, ils n'avaient eu
des finances de |’ état, la perte de son: crédit, hi destruc- 1 tion de son, systéme militaire, % perte de sa considération au.dehors, la Jangueur de son he Ces succès Va: :
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doñques dégotians dont les fortunes étaient colosaless
La guerre avait détruit sans retour le système rhariime, Les poris de mer étaient tuinés. Aucune force- hümaine né polvait léur'tendre ce que 14 révolution avait ‘anéantig fl fallait donc dônner une’autre impulsion’ à l'esprit dé ta. fic, pour rendre là vie à l'industrie de la France, [n'y 47 vait pas d'autre‘ moyen d'y parvenir que celui d’erilever aux Anglais le monopole de l'industrie manufacturière, pur
Paire de cette industrie la tendähce générale de l'économié |
de l'état.—Yl fallaie créer le système continental.
IL fallait ce système et rien de moins ; parcequ 1] fallait donnez u une prime « énorme aux fabriques, pour engager le commerce à mettre en dehors les avances qu'éxige l’établifement de tout un ‘ensemble de fabrication.
Le fait a prou é en ma faveur ; j'ai déplacé le siège de Mindustrie, sn lui fesant passer la mer. Elle a fair de si grands pas sur. le continent, qu'elle n° plus de CON CUT rence à redouter. Si la Ér rance veut prospérer, qu'elle garde mon syftème en changeant son nom. Si elle veut déchouer, elle n a qu'à recommencer des ex péditions ma.
Au Fée 133
ritimes F Fo les Anglais! les détruiront à à la première guerre.
j'e à gré forcé de porter le système continental à à l'extiéme
paecequ ‘il avait. pour but de faire non-seulemient du bien 3 ja France, gau du mal à l'Angleterre. :
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; Nouthe sbértéhté dinrées ocipaiales we par çon pinère quelque fût le NE qu'elle empruntât pour
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gaviguer. 11 flläit donc en recevoir le ntoins possible. fi d'y avait pas de meilleur moyen pour cels que:d'en élever le prix outre mesure, Le but politique rai remplis, les finances de l'état en prôfitaient, mais jai désolé les bonnes femmes, et elles s’en sont tengées. ‘L'expérience mond trait chaque jour, que. le: syftême était bon, car l'état prospérait, malgré le fardéau de la guerre. Les impote étaient à jour. Le crédit au pair avec. l'intérêt de l‘ara gent. L'esptit d'amélioration se inontrait dans l‘agriculs ture comme dans les fabriques, On bâtisgaie les villages À neuf comte les rues de Paris. Les routes et les canaux facilitaient le mouvement intérieur. On inventait chaque semaine quelque perfectionnemeut : je fesäis faire du suë ere avec des navets, et de la soudé avec du sel, Le déver loppement des sciances marebeir. de MORE; avec celui és. l'industrie Het # Lise
: IL aurait donc été rt de renoncer à.un. ntiun au thoment où il portait ses fruits, Il fallait Maffermir, pour
a d'uutant plus de prise äl'émulation. lurcq son
| Cerre nécessité a influé sur la politique de lEurope,en ce qu'elle a fait à l'Angleterre uñe nécessité de poursuire l‘état de gherres Dès ce moment. auffi, la guerre 4 pris en Angleterre un caraëtère plus : sérieux. 0 s'agise sait pour ( elle de la fortune publique ; c'est à. dire de son existence. La guerre ge popularisa. Les Anglais ñ€ CONe fièr ent plus: à des auxiliaires le suin de leur] protection ; ils sfen chargèrent ‘eux-mêines, et parurent en g groffes masse
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dér Nterrdn, La tune n'es devenue périllete que depuis lers: J‘en reçus l'impression en signant le décrét, Je soupçonnai .qu'il,n’y; avait plus-de repos pour moi, et que ma viese passerait à combattre des résistances que le pu» blicne voyaitplus: mais dont j'avais le. secret ; parceque je suis le seul-queiles apparences n’aient jamais «rompé. Je me flattais, au fond duicœur, dé rester maître de l'avenir, au Moyen de l’armée. que j'avais faite : tant de succès l'a vaientréndu invincible, Elle ne doutait jamais du succès è ke mouvemens étaient faciles, parceque nous avions rce foncé au systême des camps et des magasins. Ou pouvait hs wansporter À l‘inftant sur toutes les directions, et pare fout elle arrivait avec la conscience de sa supériorité, A vec de tels soldats, quel est le général. qui n'eût aimé ls Serre ? Jel'aimais, je l'avoue, et cependant je n'ai plus senti en moi, depuis l‘affaire de Jéna, la plénitude de con fiance nile mépris de Mavenir auxquels j‘avais dû mes premiers succès. Xe me défiais de moi-même: cette dé* fiance portait de l'incertitude dans mes décisions ; mon humeur en était altérée, mon caraétère abâtardi. Je me commandais, mais ce qui n'est pas naturel n'est jamais arfait..
Le syfême continental avait décid é les Anglais à nous hire k; guerre à mort. Le Nord était soumis et content par mes garnisons. Les Anglais n'y avaient plus d'aue
| LE rapports que par la contrebande ; mais on leur avait
livré le Portugal, et je savais. que l'Espagne fivorisait fur commeree à l'abri de-sa neutralité.
- Poua.que le système continental fit bun à nées chew: il faMait qu'il fut. complet. Je l'avais établi, à peu de chose près, dans le Nord. I] fallait le faire respecter dans le Midi. Je demandai à Espagne un passage pour up.cospa d'armée que je voulais. envoyer en Portugal, On me l‘accprda, A l'approche de mes trdupes la cour de Lisbonne s 'embarqua pour le Brésil, et me laissa ‘on royaume. A fllut établir, au travers de l'Espagne, une route militaire, pour. communiquer avec le Portugal, Cette route nous mit en rapport avec l'Espagne. Jusque‘ Jors je n'avais Jamais songé à ce pays à cause de sa nudité,
L'Erar politique de I‘Espagne était afors inquiétant 3: elle était gouvernée par le plus incapables des souverains ; ‘
brave et digne homme, donc l'énergie se barnait à obéir à'
son favori, Ce favori, sans caractère et sans talent, n ’de! vait lui: même d'autre énergie que celle de demander sans cesse. des richesses et des dignités. 4 |
: Læe favori m'était resté dévoué, parce qu’ “ trouvait:
commode de bouverner sous J'ombre de: mon alliance. Mais il avait si mal mené les affüires, que son cféditavaic
bäissé en Espagne, » Il. ne pouvait plus s Y faire obéir. Son dévoñment: me devenait inutile. |
Lxs opinions avaient marché .en Espagne dans le. sens. inverse du réste de l'Europe. Le peuple qui s'était par:
tout élevé à la: hauteur de la révolution, ÿ était resté fort
au -désteus ; les lumières n‘avgient :p4s percé jusqu’à la;
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