L'INSOMNIE
Il était assis devant un secrétaire, la tête appuyée sur ses deux mains , les yeux sur un rayon de lune pénétrant dans un coin de la chambre; pensif, il écoutait le bruit mourant des dernières voitures qui s'éloignaient dans la longue avenue. Après, tout fut silence.
Il écrivit quelques lignes , puis se leva découragé , alla à la fenêtre et souleva le rideau. Vis-àvis, à Taile opposée, Loyse, les cheveux flottant sur les épaules , le corps enveloppé d'une rolîc de nuit, parut à la vitre tenant un flambeau, regarda et rentra. La lumière s'éteignit.
Emmanuel se promenait à grands pas , souriant à des images de volupté , agité d'un frisson de fièvre, et puis sombre, la tête penchée , Tœil morne , la démarche lourde. Du rayon lumineux, glissant sur
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le tapis, Jans un coin obscur , Lors de linfluence Je la bougie , ses regards montèrent vers l'astre , qui se détachait sur un ciel bleu tacheté d'étoiles scintillantes ; il médita, joignit les mains et tomba à genoux. — La force nous vient de Dieu, dit-il après un instant de prière ; mais elle doit être en nous.... Allons! je partirai demain. — Et il se leva.
— Sans la voir, ajouta-t-d, sans m'excuser ! quand elle se réjouit dans son cœur '..... Dérision qui lui sera bien amère. Oh! que c'est une lâcheté de punir ainsi qui vous aime ! Punir de trop aimer! . . . Je 1 ai promis, je resterai.... — E.ester! pour la revoir , pour m'enfoncer son image au cœur , pour égarer par des transports involontaires et ciiminels cette tête cndjaumée d'amour, et qui le respire à chaque parole , pour froisser son bel avenir , le flétrir dans mes mains comme une fleur. Quel espoir
ai-je? aucun Ainsi, partir est une nécessité dont
jene suis pas coupable, mais victime elle aussi...
Elle si belle , si passionnée 1 oui , belle , passionnée. Mais , quand je pourrais l'épouser , est-elle bien la femme que je serais heureux d'associer à ma vie?
A ces mots, qu'il murmura en secouant la tête, ses traits prirent une expression de dnuleur fixe ; il resta pélrilié devant ses pensées. 11 ne sortit de cette léthargie méditative que pour aller s'asseoir dans son fauteuil. Là , l'cspril abîmé dans un nouvel
l'insomnie. 6Q
ordre d'idées , il ouvrit , avec toute la soleunité d'uu respect religieux , uu manuscrit dont la couverture était de maroquin vert; il lut.
— Oui , reprit-il en se levant plus calme , il a raison.... oui , celte imagination si tendre , cette foi éteinte à jamais par une lassitude et un dégoût précoces , ce beau corps si embrasé d'une naïve et irrésistible volupté, ces inquiétudes qui me suivraient dans le monde feraient le désespoir de tous mes jours. Plus de croyance dans ce jeune cœur ! les émotions de la prière n'ont plus d'action sur lui. A l'église, cette jeune fdle prend l'attitude du recueillement : mensonge 1 ses lèvres se meuvent; elle tourne les feuillets du missel : mensonge ! elle élève les yeux au ciel : mensonge ! Des pensées d un amour terrestre voltigent autour d'elle; elle rcve aux étreintes du bal : mieux vaudrait qu ou ueiït jamai;? \nononcé devant elle le nom de Dieu ; il y aurait e^j»uir, il n'y en a plus. Elle ne se débarrassera maintenant des longs ennuis de la comédie mystique qu un lui fait jouer, ipie pour se jirécipiter dans le doute, l'imbli, et peut-être lalliéisme. Elle ne saurait être l'épouse de mon choix, la fcjume chaste et candide à qui je donnerai mes pensées en échange des siennes , afm que nos deux cœurs battent de la même imjiulsiou, que nos espérances soient les mêmes , notre liut le même. Kl s'il nous naissait une lillc, quL rclc\crail? tpicl cxcmi>le aiirail-clle .' Impossible!
70 LE MAXCSCKIT VERT.
Cette union nous serait bientôt un malheur irréparable. Et pourtant Loyse m'enivre.
Je délire auprès d'elle, mais ce sont mes sens qui agitent mon cœur.... Oh! quels dangers! où allais-je? Je suis donc bien faible, bien malade, puisqu'une résolution inévitable me coûte tant à prendre!... Insensé ! à mon âge, quand au printemps le sang fermente, bout et se renouvelle, les impressions se lancent bien avant dans le cœur... — Partir, m'exiler de cette atmosphère de bonheur... — De bonheur! Appelé-je bonheur ces tressaillemens qui me saisissent au seul toucher de sa robe; ces vertiges dont j'ai peur en m'y livrant, cet oubli de mes devoirs envers une famille à laquelle je dois tout, ces nuits sans sommeil, ces draps de feu que je repousse du pied , ces déchiremens intérieurs , ces doigts toujours sanglans qui semblent me creuser le sein? Du bonlieur, du bonheur, en m'approchant chaque jour d un pas vers le crime et les remords! du bonheur; en m'essayant à la corruption! Non, c'est le malheur déguisé, le malheur, qui jettera demain son masque pour paraître tout hideux , et me prendra par le bras eu me disant : — Tu es à moi pour la vie. — INIon malheur est dans la faiblesse, mon bonheur dans le courage. — Il regarda le manuscrit, lut encore, prit la plume et écrivit:
« Je vous ai promis Mademoiselle , de rester
l'iNSOMiNIB. 71
« au château, si vos parens m'y retiennent; mais « j'avais oublié que ma mère... Oli! tenez! parlons
« sans feinte j'ai menti en cela, car ma mère
« m'engage à rester : et moi je veux partir, je le « dois, il le faut... Approuvez ce départ, Loyse ; « car il serait insensé d'entretenir des espérances qui « flattent un instant pour mieux tuer après.
« Vous trouverez , dans le monde où vous allez « entrer , de nombreux admirateurs , et bientôt ,
M sans doute , un mari un mari!.... Soyez lieu-
« reuse Ecartez toutes les pensées qui ne
« seraient pas d'accord avec celles-là.... Oubliez- « moi... Suivez les conseils pieux de votre gou- « vernante ; une vraie croyance est une consolation « à bien des peines.
« Adieu, Mademoiselle. Je rassemble tout mon « courage pour vous dire cet adieu.
« Emmandel de Flavigny. »
Il était gisant sur son lit en désordre , agité par l'insomnie , fermant en vain les yeux , entendant comme un bruit de valse dont le mouvement rapide l'entraînail ; sa chambre lui semblait illuminée de bougies et de lustres , les meubles s'agitaient, il se sentait pressé par deux bras enflammés; il voyait une belle tête , tendre et animée , celle de Loysc ; la tyrolienne retentissait gaîment il tressaillait, il roulait dans un tourbillon brûlant et
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parfumé; on riait à ses oreilles ; des voix ironiques-, des voix de femmes passaient et disaient : — Tu resteras, lu resteras. — Oui, s'écria-t-il en se levant.
Il regarda ; la lune seule éclairait la cliambre ; il écouta et crut entendre derrière son rideau :
— Tu resteras. Il le souleva Rien, rien que le
froissement de la soie sur l'acajou du lit. Il se recoucha. Pas de sommeil, et toujours la valse, et toujours les mêmes images.
Il vit bientôt poindre l'aurore à travers les draperies de la fenêtre. Il s'habilla , l'esprit embarrassé de pensées incohérentes. Incertain , découragé , malade , il descendit au parc. Le soleil se levait dans toute sa gloire; la nature, riche de scènes, les reproduit avec profusion pour nous consoler et embellir notre prison terrestre.
Il se tiouva près du kiosque , et , par ressouvenir autant que pai' émotion , il s'appuya sur l'arbre; auprès duquel il avait prié la veille.
— Comme hier! dit-elle.
Il se retourna ; c'était Loyse. Elle avait ])eu dormi : la chaleur , son agitation , l'insomnie l'avaient chassée de sa couche moelleuse. Enveloppée dans une pelisse, les pieds nus dans ses petilc.*> jaunies de chambre, assise dans un fauteuil, clic lisait un roman qu'une de ses auiies de Saint-Denis lui avait sccrètemoiil ap]>nri(', (piand r]\r vit, l'aoln-t'
L INSOMME. /;»
derrière ses rideaux , Einaianuel descendre et traverser la cour.
— Il est triste. 11 veut partir, pensa-t-elle , et sans me dire adieu peut-être. — Tout le monde dormait au château ; elle s'enLardit, s'habilla à la hâte, hésita, puis s'élança dans l'escalier; mais arrivée près du kiosque, elle s'était arrêtée, tremblante, honteuse. — Comme hier! avait-elle dit en reculant et saisie d'un vague ctïroi.
Emu , incapable de pjononcer une parole , il salua Loyse , lui présenta sa lettre et s'éloigna. 11 erra dans le parc jusqu'à ce que la cloche du déjeuner se fit entendre à travers les grands arbres.
Mademoiselle Legauley descendit sans Loyse ; Loyse était malade et restait couchée. La vicomtesse attribuait ce malaise aux fatigues du bal.
Anatole cherchait à retenir son ami. — Situ t'en vas , lui disait-il , que deviendront nos discussions, nos études philosophiques ? Encore quelques jours ! songe que le spleen peut me gagner dans les solitudes du parc , et que tu en es responsable.
— Madame de INIatarieux insista aussi, grande faveur qui devait éliranler la résolution du jeune homme.
Cachant à peine son trouble Emmanuel prétesta la faible santé de sa mère , et ]>eut-êlre allait-il céder , quand relevant la tête , !M. le vicouilc hii dit :
— Monsieur, vous êtes un bon 111s.
Le vicomte de Matarieus était un de ces hommes qui , taciturnes par caractère et par calcul , fondent leur réputation d'esprit profond sur un maintien froid et un silence recueilli. En effet le vulgaire se laisse prendre à leurs dehors étudiés , et dans le monde on leur tient quelquefois compte de ce qu'ils ne disent pas.
L'AMIE DE PEÏISIOK.
LoYSE était malade; on lui avait parlé de mariage ; on voulait la marier, ou plutôt la vendre au marquis de Coislier, déjà vieillard à cinquante ans, et qui ne pouvait guère acheter Loyse que comme on achète un tableau de l'Albane. Il avait à la fois affronté les veilles d'une active diplomatie et celles oii entraîne une inconduite effrénée ; une vieillesse prématurée l'en punissait.
Loyse était malade et s'opiniàtrait à son refus ; son caractère ferme s'y déployait. Rien ne l'ébranlait , ni les raisonnemens , ni les caresses , ni les menaces. On avait eu recours enfin à la jeune comtesse de Touresncl , son amie de pension , mariée depuis six mois.
Elle entra dans la chambre , accompagnée par Anatole et madame de Malaricux. — Laissez-moi
rO
LE >!A>V.SCr.IT VKRT.
parler seule à cette petite fulle , disait-elle en riant, et je vous réponds de la convertira la raison; drs qu'elle aura consenti, je sonnerai.
Elle poussa le verrou de la porte et vint s'asseoir au chevet.
Comment , Loyse ! lui dit-elle après l'avoir baisée au front , tu désoles ta famille ! lu refuses un parti aussi brillant, M. le marquis de Coislierl..
— Je le déteste : il est vieux et laid; mon cœur se soulève à l'idée de le voir. jXon , je ne l'épouserai jamais.
— Toi! ! dans un mois tu seras sa femme.
— Jamais, jamais!!... Vois-tu! j'aime mieux mourir !...
La comtesse prend soudain un air grave, saisit une des mains brûlantes de son amie , et attache un regard fixe sur le sien : — Loyse , lui dit-elle , je ne pense pas quil soit besoin de te rappeler ici la tendre amitié qui nous a liées à Saint-Denis ; nous étions toujours ensemble : je devinais ta pensée , tu devinais la mienne ; nuls secrets entre nous deux. Oh! les heures délicieuses que nous avons passées à travailler l'une à côté de l'autre, on à nous promener dans le jardin, les bras jetés autour de la taille ! Comme nous savions abréger l'ennui d une messe ou d'un sermon par la mystérieuse correspondance de nos signes , conversation télégraphique des doigts! Les bons tours (jue
l'amie de pension. 77
nous avons joués à nos sous-maîtresses! que nous avons ri!... Que nous avons pleuré aussi!... Que nous étions heureuses d'être appelées au parloir!.. Tu aimais Emmanuel, et moi ton frère... Nous espérions alors !....
Ici la comtesse porta son mouchoir à ses yeux , et Loy se fondit en larmes, s'agita, se tordit sur son oreiller.
— Oui, j'aimais ton frère, reprit-elle en caressant la main qu'elle retenait toujours ; mais je n'avais pas une assez belle dot pour être sa femme. M. le comte de Touresnel s'offrit ; d'abord , je boudai , je criai , je pleurai comme toi ; puis peu à peu la raison m'éclaira, et je me mariai.
— Oh ! c'est que tu n'aimais pas Anatole comme j'aime mon Emmanuel. Son amour , c'est ma vie , le souffle qui m'anime. Si l'on me désespère , Clémentine , tiens ! je sais les endroits où l'eau est profonde, j'irai me jeter dans la rivière du parc.
— Fi donc ! se noyer.... Je n'ai pas songé à me noyer, moi : j'avais résolu de m'asphyxier; c'est moins commun. Mais je n'ai pas tardé à comprendre que j'étais une sotte. Je jugeais , comme toi, le monde d'après les ennuyeuses homélies de la pension. Te as de très fausses idées , ma chère ; six mois m'ont appris bien des choses!... écoutemoi. — Loyse devient plus attentive.
— On prend un mari, ajouta-t-elle, quand Tin-
MANUSC. VERT. T. 1. y
78 LE MANCSCRIT VERT.
clination est contrariée par les convenances, pour avoir une position ; on s'engage à des égards mutuels, mais le mariage n'empêche pas de recevoir quelquefois les personnes à qui l'on s'intéresse; il y a un décorum à garder , des usages qu'il faut connaître et ne jamais blesser. Cependant tu verras M. de Flavigny au bal, au spectacle, à la campagne , chez toi. Songe-s-y : M. deCoislier est un des partis les plus biillans de la cour; il a des terres immenses, des cbàteaux partout, trois cent mille francs de rente ; tu seras enviée , admirée , tu auras des diaraans . . .
— J'aime mieux une simple rose donnée par Emmanuel.
— Comme c'est champêtre 1 Eh bien! Emmanuel t'apportera des bouquets, ma chère amie ; une femme peut très bien recevoir des fleurs. Toutes les fois que nous allons ensemble aux Bouffes , ton frère ne manque jamais de m'en apporter un. Ecoute-moi. — L'attention de Loyse redoubla, et la comtesse se posa sur le bord dulit. — M. de Coislier est sans cesse à la cour, dans les ministères ou à la chambre des pairs; tu le -verras peu ; il est spirituel, il ne se donnera pas le ridicule d'être exigeant; tu agiras comme tu voudras. Il jouit d'un grand crédit au château : ainsi il ne tiendra qu'à loi d'ouvrir à ton Emmanuel le chemin des places et des dignités; tu feras sa fortune et son bonheur.
l'amie de pension. 79
— Oh 1 que me dis-tu là ? s'écria-t-elle avec uue soudaine explosion de joie.
— Rien que de très facile. M. de Coislier sera trop heureux de servir ton protégé ; c'est son devoir. Enliu sais-tu si Emmanuel songe à se marier ?
— Ohl il maime tant!
— Sans doute ; mais il est un peu singulier.... Pense à sa reconnaissance; il te devra peut-être une belle position dans le monde. Ne pleure donc plus, ma chère enfant... Fatiguer de si beaux yeux, se rendre malade, rester au lit, s'échauffer le teint !... tues folle, en vérité. — Leur conversation devint plus confidentielle encore, et Loyse raconta à mi-voix la scène du jardin et sa victoire de la valse démentie le lendemain. Son amie, plus persuasive et plus caressante, s'élaya de ces aveux mêmes.
Deux heures s'étaient écoulées dans cet enti'elien; la comtesse, debout devant une psyché, arrangeait les boucles de ses cheveux, et disait nonchalamment :
— Allons! veux-tu que je sonne?
— Non, non... pas encore... Je rélléchirai...
— Eh bien! je dirai seulement à ta mère que lu refléchiras.
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— Comme tu me tourmentes 1...
Le cordon de la sonnette s'agita; le veiiou lui lire, et la jeune comtesse dit d'un air triomphant à madame de Matarieux : — Elle réfléchira.
UKE PROMENADE.
Les femmes mellenl loule leur vie dans l'amour. Les unes se consument à aimer leurs parens, leurs maris , leurs enians ; anges sur la terre , elles veillent (juaml ils souffrent , tristes «le leurs tristesses, joyeuses de leurs joies, vivant tout en eux ; vie de dévouement et d'oubli d'elles-mêmes. Les autres, amantes exaltées, le sang alhimé , dépensent en passionsdésordonnées cette énergie de sentimens qu'elles eussent honorée en accomplissant des devoirs.
Pauvre Loyse! elle aime, gémit, et n'a pas de consolations à ses peines. On lui a toujours présenté la religion sous la forme d'une tyrannie mystique , on a tué sa dévotion , et son amc brûlante s'est tournée vers cette autie religion de l'amour.
Par un beau soir de juin, un dimanche, à riieure où sonnent les vêpres, Emmanuel vient de quitter la rue Notre-Dame-des-Champs que sa mère habite : il marche tête baissée, pensif, attristé. Il vit seul quand Anatole n'est pas à Paris. Qui lui rendrait son amie ? D'ailleurs le mystère , inépuisable pour la pensée, le mystère de lui-même peuple ordinairement sa solitude de méditations.
Ce jour-là il ne songe qu à Loyse. Ce fantôme charmant le suit partout; sa robe de tulle, sa ceinture flottante, ses boucles de cheveux ondulées par la valse , le feu aigu de ses regards.... Ces images embrasent sa tête et sa poitrine ; il souffre d'un mal bien lent à guérir ! Il examine sa position ; il se voit luttant contre les involontaires séductions d'une jeune fille qui se livre à demi, dans l'ignorance où elle est du danger, et par haine de la contrainte dont sa jeunesse est environnée ; il se rappelle ses principes, et cherche à s'y rattacher comme à une ancre de sauvetage trouvée dans la tempête. Ami d'un calme philosophique , une heureuse médiocrité lui rit plus que le luxe bruyant d'un hôtel; il veut des vertus modestes dans sa compagne, mic femme selon le seigneur ; et, bien qiu^ sous le charme d'une passion qui use sa santé , il comprend j)ar iustans que celte jeune et belle fille a un amour (pii dévore, cl qu'elle ne rend heureux <|ue d un bonheur de liÙNrc, qui doit liuir, comme