‹ Le marchand d'antiquitésChapitre 28 sur 37 · CHAPITRE LXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXIV

Toiirmenlé par une soif ardenîe que rien ne pouvait apaiser; se retournant à chaque instant clans son lit, sansqu'aucune attitude lui procurât le moindre soulagement ; la tcle remplie d'idées vagues ^ donl il ne pouvait suivre aucune; empressé de f;iire, il n'aurait su dire quoi, et retenu par un pouvoir inconnu et irrésistible, tandis qu'un état de stupeur remplaçait pour lui le sommeil, Richard Swiveller voyait înCs forces se consumer peu à peu, et il n'était plus cpie l'ombre de ce qu'il avait été.

Il s'éveilla un jour, éprouvant une sensation de bien-être qui lui avait été inconnue depuis le commencement de sa maladie. 11 se rappelait ce qu'il avait souffeit pendant ce qui lui semblait une bien longue nuit, et quoique ses idées commençassent à être plus neltes, il se demandait s'il n'avait pas été dans le délire. En ce moment il crut entendre tousser légèrement dans sa chambre. Il leva le bras, fut surpris de le trouver si louid et de voir sa main si maigre, et ce ne fut pas sans peine qu'il entr'ouvrit son rideau. Il reconnut sa chambre; niais il fut étonné de voir des lioles sur une table, du linge séchant devant le feu , et tout ce qui se trouve or-

Page 1