DORVAL, M. GÉRONTE, ANGÉLIQUE
M. GÉ no If TE, avec galté, à sa manière.
Bov, bon, courage! J'en suis ravi, mes enffants. {Angélique se relire toute mortifiée, et Dorval sourit. ) Gomment donc ? est-ce que ma présence TOUS fait peur? Je ne condamne pas des empresse* mcnts légitimes.'Tu as bien fait, toi, Dorval, de 1« prévenir. Allons , mademoiselle , embrasiez votr» époux.
AVGÉLiQUE, consternée^ Qu'cntends-je ?
non VAX., à part, en souriant»
Me voilà découvert..
M. GÉBOSTE, à Angélique , avec vivacité.
Qu'est-ce que cela signifie? Quelle modestie déplacée! Quand je ^y suis pas, tu t'approches; et quand j'arrive, tu t'éloignes. Avance-toi. (A Dorval , en colère, ) Allons , vous , approchez donc aussi.
ooavAL, en riaiit.
Doucement, mon ami Géronte.
M. GÉnOVTE.
Oui , vous riez , vous sentez votre bonheur ; je veux bien que Ton rie : mais je ne veux pas qu'on me fasse enrager ; entendez-vous , monsieur le rieur? Venez ici , et écoutez-moi.
Théâtre* Conédie*. l3.. 19
DOUYAL.
Mais écoutez TOus-même.
M. GÉAOHTE, à Angélique.
Approchez donc.
(1/ veut la prendre par la main.)
▲ 9 G.É L I Q u £ , en pleuranU
Mon oncle. . .
M. oÉnOEiTE, à Angélique,
Ta pleures, tu fais l'enfant. Tu te moques de moi, je crois. (Il la prend par la main et la force de s'avancer au milieu du théâtre; ensuite il se tourne du côté de Dorval, et lui dit avec une espèce de gatté : ) Je la tiens.
DORTAX..
Laisseï-moi parler , au moins.
M, GinoVTE, vivement Paix!
ÀVOÉLIQVE.
Mon cher oncle. . .
M. GÉ ROUTE, vivement.
Paix. ( Il change de ton et dit tranquillement : ) J*ai
été chez mon notaire ; j'ai tout arrangé ; il a fait la
minute devant moi ; il l'apportera tantôt , et nous
signerons.
doryal.
Mais , si vous vouliez m'écouter. . .
M. GÉRONTE
Paix! Pour la dot , mon frère a fait la sottise de la laisser entre les mains de son (ils : je me doute bien ^u'il y aura quel(][ue malversation de sa part \