‹ Le marchand de SmyrneChapitre 119 sur 314 · DORVAL, M. GÉRONTE, ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

DORVAL, M. GÉRONTE, ANGÉLIQUE

M. GÉ no If TE, avec galté, à sa manière.

Bov, bon, courage! J'en suis ravi, mes enffants. {Angélique se relire toute mortifiée, et Dorval sourit. ) Gomment donc ? est-ce que ma présence TOUS fait peur? Je ne condamne pas des empresse* mcnts légitimes.'Tu as bien fait, toi, Dorval, de 1« prévenir. Allons , mademoiselle , embrasiez votr» époux.

AVGÉLiQUE, consternée^ Qu'cntends-je ?

non VAX., à part, en souriant»

Me voilà découvert..

M. GÉBOSTE, à Angélique , avec vivacité.

Qu'est-ce que cela signifie? Quelle modestie déplacée! Quand je ^y suis pas, tu t'approches; et quand j'arrive, tu t'éloignes. Avance-toi. (A Dorval , en colère, ) Allons , vous , approchez donc aussi.

ooavAL, en riaiit.

Doucement, mon ami Géronte.

M. GÉnOVTE.

Oui , vous riez , vous sentez votre bonheur ; je veux bien que Ton rie : mais je ne veux pas qu'on me fasse enrager ; entendez-vous , monsieur le rieur? Venez ici , et écoutez-moi.

Théâtre* Conédie*. l3.. 19

DOUYAL.

Mais écoutez TOus-même.

M. GÉAOHTE, à Angélique.

Approchez donc.

(1/ veut la prendre par la main.)

▲ 9 G.É L I Q u £ , en pleuranU

Mon oncle. . .

M. oÉnOEiTE, à Angélique,

Ta pleures, tu fais l'enfant. Tu te moques de moi, je crois. (Il la prend par la main et la force de s'avancer au milieu du théâtre; ensuite il se tourne du côté de Dorval, et lui dit avec une espèce de gatté : ) Je la tiens.

DORTAX..

Laisseï-moi parler , au moins.

M, GinoVTE, vivement Paix!

ÀVOÉLIQVE.

Mon cher oncle. . .

M. GÉ ROUTE, vivement.

Paix. ( Il change de ton et dit tranquillement : ) J*ai

été chez mon notaire ; j'ai tout arrangé ; il a fait la

minute devant moi ; il l'apportera tantôt , et nous

signerons.

doryal.

Mais , si vous vouliez m'écouter. . .

M. GÉRONTE

Paix! Pour la dot , mon frère a fait la sottise de la laisser entre les mains de son (ils : je me doute bien ^u'il y aura quel(][ue malversation de sa part \

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