‹ Le marchand de SmyrneChapitre 127 sur 314 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

MARTHON, seule.

C'est un bon garçon que ce Picard, doux, honnête, serviable; cest le seul qui me plaise dans cette maison. Je ne me lie pas avec tout It monde , moi.

ÏCTE rir, scËNE m:, iSt SCÈNE III.

MARTHOIf; DORVAL.

B R Y A L , pariant bas et souriante Eb bien , Marthon ?

MABTHOBr;

Ifonsienr, yotre très-humble serrante*

DO R VAL, en souriant* M. Géronte est-il toujours en coUre ?

MARTHOlf.

11 n j auroit rien d extraordinaire en cela ; tous le connoisset mieux que personne.

DonvAL.

£st-il toujoars bien indigné contre moi ?

Contre yons , monsieur? il s*e9t fàcbé contre

voiis?

D o B y AL y en riant et pariant toujours.

Sans doute; mais cela n*est rien : je le connois, je parie que, si je yais le ymr, il sera le premier II ^ jeter à mon cou.

MARTHOlf.

Cela se pourroit bien ; il yous aime , il you» estime; yous êtes son ami unique.... C'eat singu-» lier cependant , un homme yif eomme lui !' Et yous, sauf yotre respect, yons êtes le mortel 1^ plus flegmatique...^

DoayAi.

É est cela précisément qui a çonièryé si longtemps notre liaison.

tlkcâtre. Comidj«f. l3. l€i

tSi^ 1£ BOURRU BlENFAiBàBTT.

Allez , allez le voir.

DORyAL.

Pas encore : jeTOiidroii.aupQ[raTaniti¥Mr maJe^ moiselle Angélique. Où est-elle?-

MAnTHOif, atec'pmssion.

Elle est ayee son frère, Sayezi-TO^i» tous lei 'malheurs de son frère ?

DORTAL, d'MH ait pénéiri^ Hélas ! oui -j tout le monde en parle.

MARTHOVé

tEt qu'est-ce qu'on en dit ?

D OR Yk Is*.

Teux-tn le demander? Lès bon» le plaignent, les méchants 8«n moquent, et les ingrats raban* donnent.,

M ART H ON

Ah ciel ! et'ctftte pauvte demoiNUe(?î

DORTAL*

Il faut que jelni parle.

MARTHOV.

PouiTois-je vous demander de quoi il s'agît? Je m'intéresse trop à «lie pour ne pa» -mériter cette complaisance.. '

«O ET Air»

Je viens dlapprendve qu'un certain Valère,

MARTHov, en riant.

Ah ! ah î Valère ? .

DO RTAIni

Le connoissez-vous 7

Page 1