FANCHETTE, MINNA, LE COMTE
LE COMTE
Nous allons avoir une visite de cet officier.
MIHIIA.
Eh bien! mon oncle, nons le recevrons.
LE COMTE
J*aimerois mieux recevoir le diable qu'un mal-
a5o LES AMAIVTS GENEREUX,
honnête homme. Vous ne saurez pas ce qu'est dc' venu Téleim : j'en suis £ftché. TAchçz de le dééoovrir par un autre mojen , à^ la bonne heure : je vous aiderai même volontiers dans vos recherches, nais* . •
M t N ir ▲.
Mais, mon oncle, cet officier'., si c'étoit...
LE COMTE
C'est un fripon. . . Ne m'en parlé plus. Il n'est pas le seul , au reste , qui puisse nous donner des nouvelles du major Téleim... Et je t'en promets, ' moi , aujourd'hui , dans l'instant même. On saura ce qu'il est devenu à la cour, et j'j vole. Ferme la porte sur le nez à notre officier, s'il se présente, et moi, je vais aller servir Téleim. Je n'ai quitté la Saxe que pour lui, et on m'écoutera sans dootr ici : je parlerai haut, du moins.
FAHCHETTE.
Oh! nous n'en doutons pas.
LE COMTE
Oui, je dois justice à Téleim, et- je la lui rendrai. J'irai au directeur de la guerre, j'irai au roi s'il le faut , et je lui dirai : « Vous n'avez pas un '( plus honnête homme que Téleim dans votre n royaume; c'est un sujet fidèle^ un ennemi géné- « reux : rendez-hii ses biens , son honneur, son « état, et placez-le auprès de vous,. vous ne iau- « riez mieux iaire ; les honnêtesgens sont rares, et « surtout à la cour. »