‹ Le marchand de SmyrneChapitre 183 sur 314 · ACTE II, SCÈNE Iir. A · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE Iir. A

068 débris «le aotre fortune.

yEAHEK.

Et iï refiise de garder mon argent dans une pa« reille détresse ?

7UST111.1

Oui ; et il Tient de me traiter très durement , parce que je lui faisois entendre , comme nous en étions convenus , qu'il pouyoit en disposer.

YERlfEa.

Oh ! nous Terrons qui l'emportera.

JUSTIN

Ne l'espérez pas , M. Vemer. Tenez , il vient de faire une action qui a achevé de me confondre , et qui doit vous ôter touie espérance de lui faire ac> cepter votre petite fortune*

VEHNEft.

Qu'est-ce que c'est?

jusTiir.

Tous connoissez bien la comtesse de Marloff T

TEH5KR.

Oui ; c'est la veuve d'un de ses anciens camarades , une femme bien respectable et bien maïbeu' reuse, chargée d'une nombreuse funille et sans fortune»

'jusTiir.

EUe^rt d'ici.

VEB5£a.

^Son mari devoit considérablement au major.

%6B LBS AMANTS GÉNÉREUX^

JUSTIH.

Il ne lui doit plus rien , et monsieur le major n*en est pas plus riche.

Gomment ?

lusTiir.

J'étois dans un coin de l'appartement ^du mtjot sans qu'il en sût rien ; et j'ai été témoin de la scène la plus extraordinaire que j'aie jamais vue de ma vie : madame Marloff est entrée , lui a dit qu'elle ▼en oit acquitter les dettes de son mari , retirer ses billets et le payer. Le major a nié la dette , les billets , l'a forcée de remporter son argent , tt a tout déchiré dès qu'elle a été partie.

yERNER.

Et on persécute de pareils gens ! et des camarades f qui deyroient être à ses pieds , sont assez lâches pour lui touéner le dos ! Ah! il faut que je fuie ce pays-ci f Justin ; il le faut absolument ; car je manquerois à la subordination, et j^attaquerois , je crois , notr^ colonel lui-même.

JUSTIN

£h| que ne fayez-yous du côté de la Saxe ?

yERNER.

Je ne peux pas , mon ami. Monsieur le major y a laissé une maîtresse aussi aimable que la mienne, et il ne yeut pas l'aller rejoindre. Il faut bien aller se battre ^ mademoiselle Fanchette et la gloire, moi je ne reconnois que ces deuxmaitresses-Ià. Ahl

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