‹ Le marchand de SmyrneChapitre 57 sur 314 · SCÈNE TIIK 8i · texte numérisé non relu

SCÈNE TIIK 8i

KALSD.'

Quatre cents feqaini.

LS TIBILXAID,

Qnatre centi sequins ? c'est bien cher*

KALKD.

Oh! dame, c'est une Françoise; cela se rend bien , toiit le monde m'en demande.

^E Y'iEILLAaD./

Vojrons-la.

Oh ! elle est bien.^

LE TIEILLARD.

Elle baisse les yeux. Elle pleure : elle me tou« che. C'est pourtant une chrétienne ;; cela est sin<* gulier. Trois cent cinquante^

KALED

Pas un de moins.

LE YKElLLAan.

Les Toilà.,

XALSD.

Emmenez.

Arrêtez. . . O ma chère Amélie ! . . . Arrêtez.

KALED

Ne vas-tu pas m'empôcher de vendre? Vraiment )e n'aurai pas assez de peine à me défaire de toi ? Vous autres François , les maris de ce pays-ci ne Vous achètent point. Vous êtes toujours à i-dder autour des sérails , à risquer le tout pour 1& tout.

8a LE MARCHAND DE SMTRNE.

IXORNAI..

VieiUard , vous ne pareissez pas tout-à-fait insensible, laissez-yons toucher. Peut-être ayez-vous une femme , des enfants ?

LE yiEILLAAD.,

Moi ? nOn*

DOKNAft.

Par tout ce que yous ayez de plus cher, ne nous séparez pas , c'est ma femme.

LEyiEILLAaD.

Sa femme? Cela est fort différent; mais vraiment, Kaled , si c est sa femme , yous me surfaites.

DORNAL.

Pour toute grâce , achetez-moi du moins ayec elle.,

LE yiEllLARD.

Hélas ! mon ami , je le yoûdrois bien : mais jo n'ai besoin que d'une femme.

DO UVAL.

Je yous servirai fidèlement.

LE VIEILLARD

Tu me serviras ? Je suis esclave.

KALED

Est-ce que tu le^ écoutes ?

AHDRÉ.

Mes pauvres maîtres !

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