‹ Le marchand de SmyrneChapitre 58 sur 314 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Ne l'achetez pas. Qoelque homme riche nous achètera peut-être ensemble^

LE VIEILLABD.

C'est bien ce qui pourroit t 'arriver de pis. U t'en feroit le gardien.

DORNAL, à Kaled.

Ne pouyez-vous difTërer de quelques jours ?

KALED

Différer? On voit bien que tu n'entends rien au commerce. Est-ce que je puis ? Je trouve mon profit f je le prends.

DOBKAL.

O ciel! se peut-il ?... Mais que dirois-je pour attendrir un pareil homme? Quel métier! quelles âmes ! trafiquer de ses semblables !

KALED

Que veut-il donc dire ? Ne vendez -vous pas des nègres ? Eh bien î moi , je vous vends. . . . N'est-ce pas la même chose? Il n'y a jamais que la différence du blanc au noir.

LE VIEIL.LAKD.

En vérité , je n'ai pas le courage. . . •

KALED

Allons, toi, ne vas -tu pas pleurer aussi? Je garde ton argent, emmène ta marchandise , si tu veux. Il se fait tard.

AMELIE.

Adieu , mon cher Dornal.

boanÀl.

Chère Amélie !

Je n'y survivrai pas.

KALED

Cela ne me regarde plus.

DOBNAL.

J*en mourrai.

KALED

Tout doucement , toi , je t'en prie , ce n'est pas Ik mon compte. Ne vas -tu pas faire comme l'Anglois ? ('Repoussant Domal, )

DORNAL..

Ah dieu! faut-il que je sois enchaîné!...

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