SCÈNE X
KALED
Comme ils s'embrassent! Il l'aime, boa! il le paiera..
dassan.
Je n'en reviens point. Mon ami ! mon bienfait teur!
KALEB
Peste! un ami, un bienfaiteur? cela doit bien %e vendre , cela doit bien se vendre.
HASSAN
Mais , dites-moi donc , comment se fait-il?., par quel bonbeur?. . . Qu'est-ce que je dis ? La tête me tourne. Quoi ! c'est envers vous-même que je puis m'acquitter? J'ai fait vœu de délivrer tous les ans un escl^tre. cbrétien.i Je venois pour remplir mon vœu , et c'est vous. ...
DOnVAL.
O mon ami ! connoissez tout mon malneur»
HASSAN
Du malheur ? il ny en a plus pour vous. (Se tournant du côté de Kated.) Kaled , combien vous dois-je pour l'emmener ?
kaled.
Cinq cents sequins.
HASSAN
Cinq cents sequins !... Kaled , je ne marchande point mon ami , tenez.
D ORNA t.
Quelle générosité^
HASSAV, à Kaled, Je vous dois ma fortune , car vous pouvez me la demander.
KÀLED.
Que je suis une grande bétc ! bonne leçon.
H ASSA5
Laissez-nous seulement, je vous prie, que je jouisse des embrassements de mon bienfaiteur.
Ob! cela est juste, cela est juste; il est bien à vous. Allons , vous autres , suivez-moi^
ANDRÉ, à DoniaU Adieu , mon cher maitre.
DORRAL.
Que dis-tu ? peux-tu penser... (A Hassan.) Mon cher ami , ce pauvre malheureux, vous avez vu s'il m'est attache , s'il est fidèle, s'il a un -cœur sensible ?
HASSAN
Sans doute , sans doute , il faut le racheter.
KALED
Quel homme! comme il prodigue l'or-! Si je profitois de cette occasion pour faire délivrer mon baron allemand !.... Mais il ne voudra pas.
HASSAN
Tenez , Kaled.
KALED, regardant les sequins* En vérité , voisin , cela ne suffit pas.
HASSAN
€omment! cent sequins ne suffisent pas? Uu domestique* . . .