SCÈNE VIII
M. GÊRON TE , ANGÉLIQUE , se tenant à quelque
dUtance^
m. gébohte.
Approchez.
Aif aéLiQUE , avec timidité^ ne faisant qu'un pas» Monsieur. . . .
M. aÉBORTE, un peu vivement.
Comment voulez- vous que je vous entende, si VOUS êtes à une lieue de moi ?
▲ NOÉLiQUE s'avance en tremblant* Excusez , monsieur.
M. GÉROirTE, avec douceurm Qu'avez-vous à me dire ?
ANGÉLIQUE
Marthon ne vous a-t-elle pas dit quelque
chose ?
M. oiaoHTE, commençant avec tranquillité et s'échauffant peu à peu.
Oui; elle ma parlé de vous; elle m'a parlé do ▼otre frère, de cet insensé, de cet extravagant,
ii4 LE BOURRU BIJËNFAISANT.
qui se laisse mener par une femme imprudente , qui s'est ruiné , qui s'est perdu , et qui me manque encore de respect ! ( Angélitiue veut s'en aller. ) Où allez-TOUs ?
AnoiLiQUE, en tremblanU Monsieur, tous êtes en colère...»
M. g£ ROUTE,
Qu'est-ce que cela vous fait ? Si je me mets en colère contre un sot, ce n'est pas contre vous. Approchez , parlez , et n'ajez pas peur de ma colère.
ANGÉLIQUE
Mon cher oncle , je ne saurois tous parler, si ja ne vous vois tranquille,
M. géronte', â part.
Quel martyre ! {A Angélique, en se contraignant.) Me voilà tranquille. Parlez.
AHOÉLIQUE.
Monsieur. . . . Marthon vous aura dit. . . .
M. GÉnOZITE.
Je ne prends pas garde à ce que m'a dit Bfarthon , c'est de vous que je le veux savoir.
AHGÉLiQUE, avec .timidité.
Mon frère. . . .
M. GÉROHTE, la Contrefaisant, Votre frère. . . .
AHGÉLIQUE.
Youdroit me mettre dans un couvent.
M. GÉROHTB.
Eh bien! aimez-vous le couvent ?