SCÈNE PREMIÈRE
CLAUDINE, EUSTACHE, entrant par le fond.
CLAUDINE
Vous vouliez me parler, Euslache, me voiei.
Nous sommes seuls. — Eh bien ! avant qu’on vienne ici. Dites. — Vous vous taisez, — dites?..
El'STACHE, se levant.
Mademoiselle ,
Claudine, mon enfant, je... vous êtes si belle Que je sens des désirs de me mettre à genoux Comme un jeune amoureux, Claudine, devant vous!
Je n’en ai cependant ni l’air ni le costume ;
— Ainsi donc, c’est bien vrai, sans pleurs, sans amertume. Sans regret...
CLAUDINE
Sans regret! .
EUSTACHE
Vous acceptez ma main?..
Oui!
CLAUDINE, s’efforçant de sourire.
EUSTACHE
Pour nous autres vieux, il n’est rien de certain Que le présent. — Hélas ! le dirai-je, Claudine,
Vous êtes si charmante et douce, qu’on devine Que plus d’un amoureux s’est pris à vos beaux yeux. Confessez-vous à moi, mon enfant, je suis vieux !
(il reprend le ton bonhomme.)
Je t’ai, sur mes genoux, plus d’une fois bercée, l.orsqueje n’avais pas encore la pensée