‹ Le Marché Agricole Français Et Les Interventions De L'ÉtatChapitre 5 sur 83 · Ouvrage précité, p · texte numérisé non relu

Ouvrage précité, p

De même qu’en période d'inflation les détenteurs de revenus fixes : salariés, fonctionnaires connaissent de grandes souffrances, on rencontre en période de déflation, une grande résistance à la baisse de ces salaires.

Les associations syndicales ouvrières en défendent âprement le niveau pour deux raisons principales : il existe toujours, en période de déflation, une disparité profonde entre les prix de gros, effondrés, et les prix de détail, qui restent sensiblement les mêmes. Mais, tandis que le coût de la vie ne diminue pas, les charges fiscales grandissent en valeur relative ; les dépenses militaires ne variant pas, et les charges d’assistance croissant en période de crise, sont un tel fardeau qu’on arrive à prélever, pour alimenter le budget de l'Etat, un quart du revenu national.

A ces éléments, qui font obstacle à la compression des prix, il s’en ajoute d’autres : ce sont les charges des entreprises industrielles, dont le fardeau des dettes devient de plus en plus lourd, parce que les prix baissent et que laproduction se ralentit. Un des traits typiques de l’industrie moderne est l’importance croissante des investissements, si bien que la charge des arrérages arrive, lorsque les débouchés se ferment, à élever le prix de revient 1.

Qu'il s’agisse des charges du travail ou de celles du capital, on rencontre des éléments fixes et presqu’incompressibles.

c. L’élimination des entreprises. — Cette absence de débouchés et de profit devrait amener l'élimination des entreprises les moins aptes à produire économiquement ; or ce sont les entreprises les mieux outillées, où la

1. Voir, Philip, La crise et l'Economie dirigée, opinion citée, p. 51.

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