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L'Union laitière, n° de janvier

2. Les renseignements généraux nous ont été donnés par M. Achard, personnellement.

Le développement des exportations fut surtout important en direction de nos colonies, et en particulier de nos colonies de l'Afrique du Nord : les exportations mensuelles de produits laitiers, qui étaient insignifiantes (moins de 50 quintaux pendant les premiers mois de 1935) montèrent en août et septembreà environ 1.600 quintaux.

Vers l'étranger, la question est plus délicate, et l’opinion publique française parut choquée de voir présentés sur le marché de Londres, d’excellents beurres des Charentes, à des prix au kilogramme inférieurs de quelques francs à ceux pratiqués sur le marché de Paris.

Ces faits ne doivent pas être trop reprochés si l’on songe que le mécanisme des exportations étaït improvisé, et que le temps manquait pour choisir la meilleure direction à donner aux stocks, dont seule l’élimination rapide pouvait agir sur les cours.

En fait, les stocks d’été (57.018 qx.) ont pu être écoulés en partie, du faït de ces exportations, et le marché français, allégé, a vu le prix du beurre et du laït s’améliorer progressivement, pour atteindre un cours de 18 fr. 40 en décembre, mois où la production française a diminué sensiblement (voir la courbe ci-jointe des prix).

La baisse du prix du beurre aura eu, du moins, un heureux effet, puisqu'elle a poussé les consommateurs à utiliser davantage de beurre, au détriment de la margarine, faisant ainsi contribuer le marché intérieur à la résorption des excédents.

Pour 1936, les crédits se montent à environ 25 millions de francs, constitués par 17 millions nouveaux, et un reliquat d'environ 8 millions de francs.

Schoen 17

1. Jusqu'en 1934, courbe du Bulletin de la statistique générale de la

France.

courbe construite avec les mercuriales de l’Union

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