‹ Le Marché Agricole Français Et Les Interventions De L'ÉtatChapitre 68 sur 83 · Revue des agriculteurs de France, avril · texte numérisé non relu

Revue des agriculteurs de France, avril

2. Page 146, « Rapport général » (avril 1935), Revue des agriculteurs de Fran’e).

toires et la dette reconnue, tant qu’il en a les moyens, il paie. On trouve la preuve de cette évidence dans l’absence normale d’écrits dans les transactions agricoles »1.

« Il était riche de toute sa récolte, mais il ne trouvait pas d’acheteurs au prix imposé par le législateur ; il fallait cependant, de toute nécessité, trouver de l’argent car, à tort ou à raison, la conscience simpliste du paysan lui montrait l’équité dans le fait de se libérer vis-à-vis de ses créanciers, dont quelques uns ouvriers, petits artisans ne pouvaient attendre.

« Le prix minimum avait fait faillite »1.

Les premiers résultats des lois sur le prix minimum furent donc les suivants

— enlever aux producteurs de blé toute facilité de trésorerie ;

— les mettre dans l’obligation de tourner la loi pour se créer des disponibilités ;

— donner un nouvel essor à la culture du blé en garantissant pour lui un prix très supérieur à ceux offerts pour les autres produits de nos cultures.

Le Parlement a-t-il été plus heureux pour le vin ? En aucune manière ?.

Pour l'assainissement, deux moyens ont été prévus, qui, consciencieusement et largement appliqués auraient pu donner des résultats : le blocage et la distillation. Mais les soucis démagogiques l’emportent sur les soucis purement économiques, l’efficacité a été réduite à néant. M. Douache disait qu’il résulte des chiffres fournis par l'Administration des Contributions indirectes, que la loi

1. Page 105, Rapport sur « la propriété et l’exploitation agricole en présence des ingérences de l'Etat ».

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