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luré mon aine comme il a déchiré mon corps, et qui me ferait périr sans pitié, si je retombais en sa puissance!
ÉLÉONOR*
Oh! je ne te trahirai pas, on ne saura jamais le lieu de ta retraite; bien plus, je veux te la rendre douce, et tu me pardonneras ce que tu as souffert; car, moi, Paléme, je ne t'ai jamais rien fait.
PALfeMB.
Autrefois, j’aimais une jeune esclave, je devais l’épouser... nous étions heureux... un de* faiseurs d'affaires de votre tuteur la trouva a son gré, et mon doux maître, pour obtenir de plus gros intérêts, lui lit cadeau delà pauvre créature; j’envoyai une de vos femmes vous implorer et vous parler de notre désespoir a tous les deux., elle n'eat pas revenue ; pour toute réponse, on l’avait donnée aussi au faiseur d affaires... par-dessus le marché, ici osons.
Je te jure, Palèmc, que j'ignore qui a fait cela.
PALfeMB.
Oh ! oui, vous ignores toujours ; c’est plus commode. Vous ne savez pas nba plus, je suis sûr, ce qu’est devenue 1a pauvre fille qui m’avait donné son amour? je vais vous l’apprendre, moi... elle est morte de ehagrin.
feLKONORB.
Morte t
PALfeMB.
Ça vous étonne, vous autres créoles; vous ne comprenez pas ce que c’est que de se soumettre à l'homme qu'on déteste.
ÉLÉONORB.
Mats c'est affreux t épouvantable! pauvre fille!
PALÉME.
Elle sera vengée! demain vous irez dire à M. de la Rebclière...
ÉLÉONOR1
Paléme... (momeni de silence) tu vas me livrer passage a l'instant.
Elle deuil le mai* pour le f^ire faire place.
PAi.feMK, les yeux sur la main d'Èlionove.
Quelle jolie petite main blanche et douce 1
Il U pre»l.
éléonorr, furieuse , arrachant sa main de cçlle de Paléme.
Misérable! tu oses me toucher!
Elle lui donne un soufflet.
PALfeMB.
Merci, maîtresse, (fi und l’autre joue.) Toujours bonne! Mais ai ça vous fait plaisir encore, ne vous gênez pas, ça vaut mieux que les coups de fouet.
BLfeOKORR, regardant autour d’elle aveo effroi.
Rien! (Jetant les yeux au loin.) Personne pour me défendre... (Haut.- Paléme, veux-tu de l'or?
PALfeMB.
Pourquoi faire ?