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Fi iie D CEA ve $ 2. — Etude avec les indices corrigés.
Comme dans la section précédente, nous allons corriger les indices de détail du prix du vin à Paris, par l'indice pondéré des prix de détail à Paris (13 articles) . après un changement de base pour que juillet 1914 — 100 pour le prix du vin. Nous reportons donc dans le tableau ci-dessous, la somme annuelle des indices mensuels du prix de détail du vin, puis cette somme divisée par 45 et multipliée par 100, ensuite la somme annuelle
des indices mensuels des 13 articles, enfin l'indice corrigé du prix de détail du vin à Paris.
1923 1275 2833 3979 Fan
On a donc à comparer les deux séries se trouvant dans le tableau ci-joint. Les différences en pourcentage à la moyenne (536 pour la consommation et 90 pour les prix), puis les écarts à cette nouvelle moyenne 100, sont dans les colonnes 4, 5, 6 et7.Lesstandards déviation étant de 16,2 pour la consommation et de 20,6 pour les prix, les coefficients de déviation sont de 0,03 et de 0,23. Les prix restent toujours plus élastiques que la consommation, ici de 8 fois environ. Après l'élimination des différences d'amplitude (colonnes 8 et 9) nous pouvons tracer le graphique IX, en retournant une des deux courbes par rapport à l’autre. Les deux courbes sont encore plus rapprochées l’une de l’autre, la superposition, si elle n’est pas idéale, est beaucoup meilleure. Le coefficient de corrélation, d’ailleurs, est beaucoup plus élevé puisqu'on le trouve égal à — 0,86, soit un coefficient assez fort pour pouvoir en tirer une hypothèse : la consommation et les prix sont liés l’un à l’autre, et le consommateur tient compte beaucoup plus du prix réel, celui qui correspond à ses différents pouvoirs d’achat, que du prix apparent, celui qu’il connaît sur le marché. C'était déjà la conclusion de la section précédente ; mais ici le lien est beaucoup plus fort.
Mais est-ce les prix qui agissent sur la consommation, ou la consommation qui agit sur les prix ? Ce va être
l’objet de l'étude de la section III : chercher un retard typique qui nous montre que les variations des prix de détail précèdent celles de la consommation ; la consommation sera donc effet des prix. Comme vérification, nous aurons recours à un moyen indirect : est-ce que les prix de détail dépendent ou commandent les prix de
Graphique 1X
Prix de déleul
| Indice corrigé
| Consommation 1 duVin à Paris
gros. Si les variations des prix de gros précèdent celles des prix de détail c’est que ces derniers dépendant des premiers, sont indépendants de la consommation. Enfin, nous chercherons un lien entre la produetion et les prix de gros, pour montrer, d’une autre manière, que ceux-ci dépendent bien des quantités récoltées et n'obéissent pas, par conséquent, aux prix de détail. Cette étude sera l’objet des deux chapitres suivants.
Différenceen Ecarts Elimination Consom- Prix pourcentage àlamoyenne: deladifférence
mation corrigé àla moyenne 100 d’amplitude 1919 512 134 95,5 148,9 —4,5 +48,9 —1,5 +2,12 1920 521 96 97,2 106,6 —2,8 + 6,6 —0,9 +0,28 1921 534 27 99,6 - 85,5 : —0,4 14,5 - 0,1: —0,63 1922 530 96 98,8 106,6 —1,2 + 6,6 —0,4 +0,28 1923 554 LOU 088 278,9 0635821, > tt. —0,91 1924 538 83 100,3 :F92,2 +03 — 7,8 +0,1 —0,34 1925 562 70 104,8 77,7 +4,8 —22,3 <+1,6 —0,97
Section III
Recherche d’un plus haut degré de corrélation.
Comme nous ne connaissons pas la consommation mensuelle, nous ne pouvons pas comparer mois par mois les covariations des deux courbes ; il faut donc conserver l’année pour unité. Mais on peut modifier la composition de l’année quant aux prix. Au lieu de se servir de la somme annuelle des indices de janvier à décembre, on prendra successivement la somme annuelle des indices de décembre à novembre ou de février à janvier selon qu’on avancera ou qu’on retardera les prix de détail par rapport à la consommation.
Dans ce cas, la somme de 12 mois consécutifs nous donne :
JIDé FéjJ DJNo N/Oc OJSe S/Ao AJJu
Mais la représentation graphique ne fournit pas grand chose, les lignes s’enchevêtrant et les différences provenant du remplacement d’un mois par un autre dans la somme annuelle étant trop peu sensible pour pouvoir en tirer une conclusion. Par contre, la méthode numérique va nous dicter un résultat. En effet, nous trouvons comme coefficients de corrélation :
tr — — 0,52 lorsqu'il n’y a pas de décalage de l’une des deux courbes par rapport à l’autre;
— 0,41 lorsque les prix sont avancés de un mois par rapport à la consommation (indices de février à janvier) ;
— 0,56 lorsque les prix sont en retard de un mois sur la consommation (indices de décembre à novembre).
Ceci nous montre que les variations des prix précèdent celles de la consommation, et que par conséquent les prix ne dépendent pas de la consommation.
Si nous voulons trouver un retard typique, c’est-àdire le retard avec lequel les variations de la consommation suivent celles des prix, nous n’avons qu’à chercher un plus fort degré de corrélation. Nous trouvons ainsi que :
r = — 0,60 avec un retard de deux mois des prix
sur la consommation.
— 0,616 avec un retard de trois mois ; — 0,612 avec un retard de quatre mois ; — 0,55 avec un retard de cinq mois.
Le plus haut degré de corrélation est donc de 0,616
ce qui nous donne un retard typique de trois mois. Remarquons que ces coefficients ne sont pas très élevés, et qu'avec un retard de quatre mois, le coefficient est à peu près identique.
Si, au lieu d'employer la méthode ordinaire de calcul du coefficient de corrélation, c’est-à-dire par différence à la moyenne, nous prenons la méthode dite des chaînes de rapport, qui met en relief les covariations adjacentes nous trouvons que :
r = — 0,77 sans décalage;
— 0,75 avec un retard de un mois de la consommation sur les prix ;
— 0,787 avec une avance de un mois, ce qui confirme que les prix sont en avance sur la consommation ;
— 0,795 avec une avance de deux mois ;
— 0,792 avec une avance de trois mois ;
— 0,74 avec une avance de quatre mois.
L’avance typique est alors dans ce cas de deux à trois mois.
Si nous faisons les mêmes calculs avec les indices corrigés, nous ne trouverions pas une avance des prix sur la consommation, mais un retard. Cela peut provenir de l’introduction de l’indice des prix de détail à Paris (13 articles) dont l'intégration des variations doivent influencer le résultat.
Notre conclusion est que la consommation n’influence pas les prix de détail; elle est plutôt effet des prix, car les variations de la consommation suivent celles des prix de détail avec un retard de quelques mois.
Voyons maintenant la vérification de cette conclusion par une autre méthode : les prix de détail sontils effets des prix de gros ?