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Chapitre IV

Le prix de détail et le prix de gros

Pour le prix de détail, nous avons vu, dans le chapitre précédent, les renseignements statistiques que nous avons pu trouver. Dans ce chapitre, nous conserverons celui dont nous nous sommes servi, car il jest le plus complet.

Sur les prix de gros, le Bulletin de la S.G.F. nous donne :

Le cours des vins sur les principaux marchés méridionaux, cours mensuels depuis janvier 1922.

Ensuite, dans la confection d’un indice pondéré des prix de gros en France, nous possédons un indice mensuel depuis janvier 1926 d’un vin rouge ordinaire, cote de Béziers, augmenté du droit général de circulation, établi sur la base 100 en 1913 (30 fr. l’hectolitre).

Enfin, l’Union des syndicats de l’alimentation en gros de France communique les prix de gros à Paris, le 15 de chaque mois, d’un vin rouge 90, y compris tous droits, taxes et transport.

En dehors du Bulletin de la S.G.F., on a le « prix moyen à l’hectolitre d’un vin rouge 90 à la propriété » au Bulletin de « l’Office International du Vin », cours mensuels depuis octobre 1909.

Le droit de circulation augmentant nécessairement le prix du vin, nous nous servirons de l’indice de la S.G.F.

qui entre dans la confection de son indice pondéré des prix de gros. Nous ne pourrons donc commencer qu’en janvier 1926. Les prix de gros et de détail ayant subi tous deux les répercussions de la dépréciation, puis de la stabilisation monétaire, nous n’aurons pas à les corriger.

Si nous faisons une représentation graphique des Variations mensuelles des prix de gros et de détail du vin, nous obtenons le graphique X. Dans ce graphique, nous avons doublé les indices des prix de détail, car leur moyenne est de 257 contre 510 pour celle des prix de gros, ce qui fait la moitié environ, et de plus, l'indice du prix de détail est calculé sur la base de 45 en juillet 1914 et celui du prix de gros sur celle de 100 en 1913, ce qui fait encore un rapport de un demi environ, ces deux bases ne correspondant pas d’ailleurs tout à fait à la même date.

Dans ce graphique, nous voyons tout de suite que les variations des prix de gros sont plus amples et précèdent celles des prix de détail : à une hausse jusqu’en avril 1927 et une baisse jusqu’en .mai 1930 des prix de gros correspond une hausse jusqu’en mai 1927 et une baisse jusqu’en juin 1930 des prix de détail; puis nous trouvons un maximum en octobre-novembre suivi d’un pallier jusqu’en juillet 1931 et d’une chute se terminant en novembre 1931 pour les premiers ; et d’un maximum en décembre, suivi d’un pallier jusqu’en septembre 1931 et une chute se terminant en janvier 1932 pour les seconds, etc.

Donc, les grandes lignes générales du graphique nous montrent déjà les conclusions que nous allons tirer d’une étude plus approfondie : la courbe des prix de gros entraîne celle des prix de détail.

. Graphique X

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