‹ Le marché monétaire et ses crises depuis cinquante ansChapitre 50 sur 88 · ISO LE MARCHÉ MONÉTAIRE. HAUSSE HE L’INTÉRÊT · texte numérisé non relu

ISO LE MARCHÉ MONÉTAIRE. HAUSSE HE L’INTÉRÊT

Ses exportations étaient insuffisantes pour rétablir la balance; le change devint défavorable. Les traites sur Londres se vendaient à New-York beaucoup au-dessous du pair et l’or s’écoulait. La Banque éleva l'escompte d'abord à 7 p. 100 le 9 janvier, puis à 8 p. 100 le 14 février. Aussitôt le haut prix de l’argent attira les capitaux du continent. Les banquiers achetèrent à l’envi des lettres sur Londres, les poussèrent au-dessus du pair par leur concurrence, et enfin le numéraire reflua vers les caves de la Banque avec tant de force que l’encaisse se releva rapidement, et que l’intérêt fut réduità7p. 100 en mars et à 5 en avril.

Pendant la crise 1863-1864, on a pu constater à trois reprises différentes au moins l’effet infaillible de la hausse de l’escompte sur le cours du change, et par suite sur le mouvement des métaux précieux et le niveau de l’encaisse . Le 2 décembre l’encaisse de la Banque d’Angleterre était descendu à 13,048,475 1. st. et la réserve à 6,675,850 1. st. Le taux de l’escompte est porté à 8 p. 100 et le 23 décembre l’encaisse s’élevait à 13,048,475 1. st. et la réserve à 6,675,850 1. st. On a gagné 1,168,592 1. st. en trois semaines, et l’intérêt est réduit à 7 p. 100. Au 4 mai 1864, l’encaisse est tombé à 12,454,244 1. st. L’escompte est porté à 9 p. 100, et le 8 juin le métal monte déjà à 1 4, 013, 129. En quatre semaines onareconquis 1,588,885. L’escompte est ramené à 6 p. 100.

Enfin le 8 septembre avec unencaissede 12,840,5751. st., l’intérêt est de nouveaurelevé à 9. p. 100. Le 10 novembre il est abaissé à 8, avec 13,647,270 1. st. de métal et en décembre à 6 p. 100 avec 13,840,694 1. st.

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