Yovei au* Annexe» n J
contribution. C’est le système que M. Gladstone a organisé en Angleterre, et les bons de l'échiquier y sont très-recherchés ‘.Ils permettent aux porteurs de rentrer dans leur capital, soit par le remboursement à terme, soit par la vente qui se fait toujours au pair. Étant reçus en payement par le Trésor, ils servent aussi, eu certaines limites, de moyens d’échange. D’autre part ils procurent à l’État de l’argent à bon marché. Sous tous ces rapports, dans l’intérêt des particuliers et dans l’intérêt du Trésor, il serait donc utile de créer une certaine quantité de billets du genre de ceux introduits par M. Gladstone. Mais il est à peine nécessaire d’insister, pour prouver qu’une semblable mesure ne pourrait en aucune manière conjurer les crises.
On a préconisé aussi le billet de banque ordinaire mais non remboursable. Pourquoi, dit-on, faut-il que noussoyons exposés à manquer de numéraire, parce qu’il a plu à l’Angleterre d’acheter trop de coton dans l’Inde, ou de placer trop d’argent dans les entreprises de toute nature? 11 ne faut pas que toutes les nations souffrent des fautes d’une seule, et que le commerce intérieur soit partout troublé parce qu’il a plu à l’Angleterre d’adopter tel ou tel mécanisme financier ou de se lancer dans de folles spéculations.
Ayons une monnaie métallique pour nos rapports avec l’étranger; mais, àcôté de celle-ci, adoptons pour les transactions intérieures une monnaie nationale sans valeur intrinsèque, qu’on n’exportera pas , et qui sera toujours eu même quantité.