O.UOO
1851-1850, en tout.
— en moyenne.
1857-1802, en tout.
— en moyenne.
1851-1802, en tout.
— en moyenne.
L’Inde exporte beaucoup de ses produits et ne demande presque point ceux des autres pays. La masse de la population est très-pauvre; elle a peu de besoins et les industries locales suffisent à y pourvoir. L’Europe est donc presque toujours en dette avec l’Inde, et il faut combler la différence par des remises métalliques. D’autre part, depuis l’ouverture des ports
ANNEXES
de la Chine, ce pays envoie pour des sommes considérables de soie et de thé en Europe et aux États-Unis. Les États-Unis, comme nous avons eu occasion de l’expliquer, chargent l’Angleterre de payer leur dette envers la Chine, en envoyant ses produits à Londres et à Liverpool. L’Angleterre est donc chargée de toutes ces remises à faire en Orient. Une partie de la créance de la Chine est couverte par les expéditions d'opium que l’Inde lui fait, et l’Angleterre, à son tour, tire sur l’Inde en raison des intérêts et des pensions payables par la Compagnie. Mais, toute compensation faite, la balance penche toujours pour de fortes sommes en faveur de l’Orient. Depuis douze ans , on peut porter ces remises à passer deux cents millions de francs par an pour l’argent seulement.
On se demande où vont s’accumuler ces millions qui sans cesse arrivent des mines d’Amérique pour se diriger vers l'Asie. Mais quand on sait que la Chine et l’Inde réunies comptent un demi-milliard d’habitants, on voit qu’ils ne reçoivent d’Europe qu’un demi-franc d’argent par tête et par an. M. Newmarch estime la masse de ce métal répandu dans l’Inde sous formes de joyaux, statues, monnaie, etc., à dix millions, dont le renouvellement à 1 p. 100 par an exigerait déjà cent millions annuellement.
Si le commerce européen n’avait pu puiser dans l’immense réserve métallique de la France, où l’or a pris la place de l’argent, ce métal aurait subi une hausse considérable, dont les conséquences auraient été bien plus fâcheuses que celles de la baisse de l’or.