‹ Le marché monétaire et ses crises depuis cinquante ansChapitre 83 sur 88 · I8CI · texte numérisé non relu

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Ce qui fait dans les 10 dernières années une dépense annuelle de 10 millions sterling pour les chemins anglais seulement; qu’on y ajoute 4 millions pour les railivays de l’Inde et 6 pour la part de l’Angleterre dans tous ceux du monde entier, et on arrivera à un total de 20 millions par an.

La plus forte mise dehors pour les chemins de fer a eu lieu en 1848 où elle s’est élevée à 40 millions de livres sterling. Comme à cette époque l’épargne annuelle no montait qu’à 50 ou 60 millions, il est facile de comprendre qu’une aussi énorme dépense pour un seul objet, devait paralyser complètement toutes les autres branches de l’activité nationale.

La dépense annuelle pour routes, docks, ponts, télégraphes, églises, hôpitaux, etc., doit s’élever au moins à dix millions par an. On arriverait ainsi à un total de soixante-dix millions employés rien que pour les maisons et les objets d'utilité pu-

ANNEXES

bliquc. Pour les cinq autres chefs : 1° amélioration du sol et et des cultures; 2° construction de nouvelles fabriques, machines, outils; 3° extension du commerce, navires, approvisionnements; 4° emprunts étrangers et coloniaux; 5° acquisition d'objets mobiliers; 1 ’Economist admet que soixante millions suffisent à peine. Il croit aussi que l’accroissement annuel du capital doit monter au moins è cent trente millions sterling.

Seulement il faut remarquer que cet accroissement ne sc fait pas entièrement sous la forme de l’épargne au sens ordinaire du mot.

Ainsi, chaque année, dans un pays qui progresse, le revenu des terres et par suite leur valeur augmentent d’une façon constante. Le fait a été partout constaté et la science économique en donne parfaitement la raison. Or, cet accroissement dans la valeur du capital d’une nation n’est pas, à proprement parler, le fait de l’épargne. C’est le résultat de l’augmentation de la population et du perfectionnement des procédés agricoles. Cela n’en constitue pas moins un accroissement trèsréel du capital national, quoique la valeur qu’il représente ne soit pas à la disposition des entreprises nouvelles sous forme de capital circulant.

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