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iiairnl d«' m»'rvt'illoux coluus, occupant !♦• Ti.»II, rVslîi-<Iin'l«*s mi'iIloun»s terres. En présence de l'Arabe tonjours armé «»1 cullivanl la tern», l'idée du maréchal opposant le soldat-paysan n'était-idle pas féconde et pratique? Au delà de cette zone, d'ailleurs, tout autre essai pourrait étn» tenté.
Le 2i août 1845, il exposait ainsi, dans son organe oTHciel, ses chers principes à la réalisation desquels il usa sa patience, son crédit et ses forces :
l'our satisfaire aux nécessites de la conscr>'ation de la colonie, aux intérêts politiques et financiers de la métropole, j*ai dû chercher un système autre que celui dans lequel nous sommes entrés tout d^abord, et qui consiste à donner à la population européenne la législation et Tadministrution de la France. J*ai pensé qu*il fallait couvrir cette population que sa constitution rend trop faible par une population jeune et vigoureuse, habituée à la discipline militaire, et continuant de vivre sous ce régime, tout en cultivant et se mariant pour so perpétuer sur le sol. Je ne veux pas exclure pour cela la population civile : elle existe^ elle est un fait qui ne peut pas rétrograder. Je lui laisserais 12 ou 15 lieues à partir de la (!6te; mais en avant, au sud de TAtlas, j'établirais de nombreuses colonies militaires.
Si la colonisation civile n*est pas suffisamment forte pour dominer les Arabes, elle est cependant une force très appréciable et que je désire multiplier le plus possible; je veux donc remploi des deux moyens à la fois. Si j'en connaissais un troisième et un quatrième, je les voudrais encore, car je pense que nous ne pouvons marcher trop vite vers le but que nous poursuivons. Le temps est incertain; nous devons pro* lltcr de rétat de paix actuel et fonder en Afrique quelque