CHAPITRE VII
néral de T Algérie, le bâton de maréchal de France. Les Trappistes débarquèrent à Alger le 12 ; les autorités, prévenues de leur arrivée, leur firent un accueil bienveillant. Bugeaud, qui poursuivait toujours son plan de colonisation militaire au moyen de soldats mariés, n'avait pas, dès le premier abord,
Art. 12. — La Société supportera en faveur de radministration, à partir (le la cinquième année révolue, l'intérêt à 4 p. 100 à raison des avances qui lui auront été faites conformément à Tarticle 3 ci-dessus. Elle pourra toujours s'en libérer par le remboursement du capital.
Art. 13. — Dans le cas où la Société voudrait vendre tout ou partie des terres faisant Totijet de la présente concession, elle ne pourra le faire qu*à la condition de rembourser à l'administration les 62,000 francs qui lui auront été avancés proportionnellement aux étendues et à la valeur des terres aliénées. — Elle paiera les redevances ou contributions qui pour^ ront être ultérieurement imposées, en Algérie, à la propriété en général, mais seulement après dix ans de la date du présent acte.
Art. 14. — Toutes contestations relatives à l'interprétation et l'exécution du présent acte seront jugées administrativement.
Fait à Paris. 11 juillet 1843.
Signé : Maréchal duc de Dalmatib.
Vu l'arrêté ci-dessus, par lequel il est fait concession à ladite Société de 10,020 hectares de terrains situés en Algérie, plaine de Staouëli.
Je soussigné déclare, en vertu de mes pouvoirs, accepter comme j'accepte purement et simplement, pour la même Société, cette concession sous les charges et conditions imposées par l'arrêté entre les associés, dans les conditions du contrat de société.
Signé :P, Hbrcelin (frère-JosBPH-MARis;,
Générai des Trappiitet, Signé : db Martrin-Donnos (frère Rbois), Prêtre j Directeur de ta Société, Pour copie conforme ; Pour le Conseiller cTÉtat, secrétaire général absent : L'Intendant militaire, chef de division de t Algérie,
Signé : Vauchelle.
Le Lieutenant général. Gouverneur général de f Algérie,
Signé : Buoeaud.
Pour copie conforme :
L'Auditeur au Conteil d'État, Serré ta ire général du Gouverneur^ par intérim,
Signé: O. Mercier.
goûté le projet d'introduire des colons célibataires. Toutefois il se prononça sans hésiter, dès Tarrivée des Pères Trappistes, déclarant qu'ils étaient les bienvenus et qu'il fallait les aider puissamment. Le lendemain m^me ils étaient convoqués au palais du Gouverneur; les deux Pères y parurent en habit de chœur et les divers chefs de service leur furent" présentés. Le maréchal invita ses collaborateurs à faire, chacun dans ses attributions, ce qu'il pourrait pour favoriser l'établissement nouveau, et tous s'y montrèrent disposés. Le chef du génie fut chargé, séance tenante, de faire délivrer par les fournisseurs, d'après les tarifs, tout ce qui était nécessaire pour monter les premiers ateliers. On donna ordre à six sapeurs du génie et cl un sergent d'aller diriger les travaux, et le général commandant la division dut donner un détachement de condamnés militaires et les mettre à la disposition des nouveaux colons de StaouPli.
Quelques jours après, 27 août 18i3, le maréchal écrivait au Père Régis la lettre suivante :
Monsieur l'abbé,
Vous avez raison de compter sur Tappui que je me fais un vrai bonheur d'accorder à l'élablissemonl de vos Frères en Algérie. Mon opinion est que la colonisation ne peut réussir que par des populations organisions nùlitairement. Or rien ne se rapproche plus de Torganisation militaire que l'organisation religieuse. Le moine et le soldat t>nl do grands rapports Tun et l'autre ; ils sont soumis & une discipline sévère, accoutumés à supporter les privations cl h obéir passivement.