CHAPITRE VII
et, sans descendre de Tautel, au grand étonnement de lous les religieux, il fil approcher le R. Père Kégis, et là, d'une voix fortement accentuée, il lut le bref par lequel Sa Sainteté le Pape Grégoire XVI érigeait en abbaye le prieuré de Staouëli.
Dans toutes ses campagnes, le maréchal faisait la part de Dieu et n'oubliait jamais, par une offrande à Staouëli, de lui rendre grâces de ses succès. La dernière année de son séjour, il voulut, comme les précédentes années, que ranniversairé dn débarquement dos Français à Sidi-Ferruch frtt célébré avec éclat. 11 fil prier le Père Régis de présider la cérémonie religieuse, qui eut lieu sur le mamelon de Sidi-Ferruch, en regard de la mer.
Au commencement de Tannée 1847, AP Pavy (1),
\j Vtï nnii de Msf l'avy nous rapportait dernièrement le récit suivant (|iril tenait de rt'*vèque en personne. Dans le courant de novembre 1847, après le départ définitif du maréchal Bugeaud, les généraux Changarnier, de Lainoricière et Bedeau, qui commandaient le premier à Alger, le second à Oran, le troisième à (-onstantine, dînaient à Tévèché. Monseigneur leur avait associé d'autres personnages importants de la colonie, appartenant à la magistrature et au clergé. Dans ce pays de libre allure, les (Mpurs souvrent vite. Ils furent promptement épanouis a la table du bon évèque, et, entre intelligences si hautes, la conversation devint aussi brillante (juanimée.
•* Messieurs les généraux, dit, au milieu du repas, Mf Pavy, vous devei vous apprécier entre vous d'une façon plus exacte et plus juste que nous ne pouvons le faire nous-méme. Donnez-nous donc, en toute franchise, vos opinions sur les différenten notabilités d'Afrique. »
La (piestion était singidièrement brûlante. Elle ne fut pas moins abordée et traitée à fond. Le général Bedeau se chargea de répondre. Voici ses paroles prestpie textuelles :
«< Monseigneur, dit-il, en donnant à sa voix ce ton de solennité qu'il aimait à prendre dans les circonstances un peu graves; ce que Votre Oran- (l<>ur nous demande est délicat. Néanmoins, puisque vous en témoignez le désir, je vais essayer de vous satisfaire, en formulant nettement ce que je pense. Mon ami de Lamoricière, que voici, est le plus brillant ofHcier
308 LE XAKÈfJBAL BCOEJkCD.
évèqu»? d'Alger, ayant rnlrHpri? un»? tournée pa^^lorale dan* la provinc»: d'Oran. fut accueilli par le^ colons avec la plu* ^.Tande joie, et ^a parole p:"rla d'heureux fruit*. Le irouverneur l'énéral. avant eu connaissance d«: l'effel produit au milieu de? colons par la visite épîjîCOpale. écrivit ;iu**itôt k Sa Grandeur :
Mhn^f'A^mcur. nou< avons été vivement touchés de votre visite ci t\t: vos di'scour!} a Sainte-Lé'.'DÎe et à la Stidia. C'est ainsi qii': J on t:hi\*.'AH et que l'on encourase les erilés de la patrie, t-.ïi \i'MT montrant dans !e pays qui les adopte 'I des sentifn<:nl«i paUrrnels en rn«:me tenips qu'un leur offre les secours t\(z la rcUiilhu,.. Ma santé s'améliore un peu depuis quelques jour"*.. 0;pendant j'ai cru devoir remettre au mai mon départ pour Bougie. J'aurai donc le plaisir de vous voir à votre Hîtour. O; s#:raavec bonheur que j'entendrai de votre bouche
♦U \ hnitii*; 'J Afrique. Nul n'êîraîe son ÎQirépiil'.e a-x feu. Au««îy e«t-il 1« tufon 'J«î h ^i*.lfnr»s ; r.HHx qui !• suirenî parurea: «3 fortune. Il est heof^-iji : t:f%\, i//rj». iUth'. — M. Ch'iQsraroîer es: rh^mm* delà ressource : il t'^uf i\H.t.w\ tout f:»st fi*rr«Ju. *•'. d*r no* «Ir-îai'.re* méine il sai: tirer de«
» Qij-'jritL 4 rfi'ji. puiijq'i'tl fiut^'iej"? .::•? :.»•?:!:■? *»:ï 5:-3e. j-» suis l'admîjii«(r;j>^ijr. J ai I aril a f.'un, d»? I^i ^ibern»? aux '".viton* -ie jr'iè'.r^s. J'oserai Ift «Jjr«î naii* v:ifiiw, qu-m'l 1- jrf .Tm: B-'l-yau a paà*^ j-ur la. oa peut èire '«•r'îiin qu<î lotit ^'-ît *r:i r-;.»'!*?. fi q':>- l'.'n p-r.. «:in* craiate. M<^nseiimeur fiHfiV-r \'.i \i:ii:u\\f'. .M'iia'»'n iri*. -îa :/:i «i-* jurrre. ao're :::a::re a tous, v«*ij-. I«î tjtuutn'.hfi romni-? uon*. cV *: i^ iu.irr?c:i.il Bu^-.\i:i i ! A lui seul, il v;mii. l'iiin |«'/i auffs. Nul «1 t*:-'.r'? n ■■:.<. — o r ••> r^e'^ c»! i-^ue* nr me coa- Lr<-'tir«>fit |»a«i, — n'arrive a l>p;iule lie ce VHr;::il-;e cran i hoainie. 't
|.;i «l«•^.nlJ»!, la ^«'ij^'r:!! B-^'Uau ■i"arT«*ia : les 'ieux jeiieraux s'^'Uscrivirvat fit- t^rfiiifl rf/-ur a hoâ appréciation^, ot chacua s'iaoliaa <iacèr«^meiit JeTsuit ïlinutmityt'. rf.wlu au çouvern^fur i:eaëral.
i\f i.fA «If'ux ^ilU^'es étaient eu punie c «:iip«>4e» d.VlIemaaJs.