‹ Le Maréchal BugeaudChapitre 152 sur 294 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

lade ! Toutes les phases de ta maladie sont encore présentes à mon e«prit! Je te vois dans ton lit, j'entends tes quintes de toux, je vois tes joues animées par la fièvre, je touche ton pouls, je lis ton état dans les yeux de tes médecins que je remercie de t'avoir guérie. Et cette bonne mère, je la vois aussi près de ton lit inquiète, attentive! Mais oublions cela et ne pensons qu'à ton rétablissement. J'espère que cette lettre te trouvera en bon état et que vous irez aux eaux à la fin de mai et qu'en septembre vous viendrez voir votre cher père, qui a bien besoin de vous tous pour le dédommager de ses fatigues.

Tu auras une jolie maison de ville et une charmante maison de campagne. Tu auras aussi un spectacle, un piano, de la musique militaire autant que tu voudras et un évêque pour te confesser 1 On peut aussi se choisir une bonne société. J'y ai pensé pour vous, pour Charles. Quant à votre père, il n'ambitionne que la vôtre.

Écris-moi, chère Ninie, et embrasse Marie pour moi.

La jeune famille du général Bugeaud, qui inspirait la lettre touchante que nous venons de reproduire, ne devait le rejoindre à Alger que le 6 septembre. Mais déjà le gouverneur, inactif depuis plus d'un mois, méditait de repartir pour une campagne d'automne plus longue que celles qui avaient précédé.

Dans son séjour à Alger, qui ne dépassa pas cinq semaines, le gouverneur visita Blidah et V enceinte continue^ ce système d'une efficacité si douteuse inventé par le général Rogniat dont nous avons parlé précédemment, sorte de muraille de la Chine que l'Arabe franchissait sans scrupules et sans difficulté.

316 LK HÂRiCHAL BUGEA.TID.

Préoccapé de l'importance d'avoir dans la main l'admînistration des indigènes soumis (1), le gouTernenr général rétablissait en août la direction des affaires arabes (2) et la confiait au chef d'escadron Daumas qui iiit, on le sait, un de ses plus précieux collaborateurs, de

(1) Dana nu lirre intéressant pnblidfr U Bnita d'un loDgséjoQT en Algâ^ l< docteur Bounafond se livre sac le caractère des Arabes ft des appréoiationi qui ont cours, sana doute, maU qui me paraissent empieintea d'une malTcîUana» exagérée.

L« canctère srabe, lUt M ncnt su csroctèn euTt>p6en. C«t V et qui Dépendant dommslt le tecrrt de Meb dw méoempCs en mboe tempe qu'elle axpfr querslt BHB bien, A ootre STls, llnaaooèi d« dlrera eaatla de eoloaliiiUOD qui ontMétieiUa jnsqn'icL Noui regardana oomme dâmontré qu'on n'obtiendra famafl Tien des Anliaed ami is à I» (sfonner L l'eapiit de aocdstallltt pour lequel Ils «|«uBft le ripngnancB presque iuTlnofble, Habitués qu'ils sont à tItt» di

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Kotre sentiment aar le peuple nmbe, m férent. Les défauts que lui prête gratuitement le d( ainsi, mallieureusement, Téclio d sont loin d'être inhérents à sa ra

te boBsesBe de sentiment, en M e militaire de l'Algérie, se les obofa arabes, »Teo les Ar.ibos de fierté, une élévation de âtiiLirmiit, u sommes loin, par oontre, .['Lvuif ^ «Igériennes et ohealcajuif^ '''^'^

(2) La dirpctiiin iil>" ;.lf.ilp.ifc' Dnmréroonl.fii' i'.'inlui' ù*

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