CHAPITRE IX
fourrages et des légumes^ car il faut bien que nous cultivions puisque nous sommes forcés d'empêcher les Arabes de le faire, n'ayant pas d'autre moyen de les atteindre dans leurs intérêts. Vos frères cultiveront à Mascara où de beaux jardins, déjà en plein rapport, les dédommageront de leurs travaux. Vous cultiverez aussi sur la côte, et vous montrerez à notre patrie qu'elle a des défenseurs qui ne le cèdent en rien^aux soldats de l'antiquité tant vantés par l'histoire.
BUGEAUD
Au quartier général de Mostaganem,? novembre 1841(1).
Rentré à Alger, le gouverneur général s'occupa un peu de Tenceinte continue et beaucoup de ses projets de colonisation militaire qu'il tenta pour la première fois d'amener à une solution pratique. Il fit une circulaire pour offrir des terres à tous les soldats libérables, s'ils voulaient demeurer en Algérie comme colons.
Voulant, sans doute, user de son influence personnelle pour cet objet auquel il attachait tant d'importance, il passa, quelques jours après, la revue de huit
(1) Pendant cette campagne de Saïda, le général Baragaey-d'HUliers, chargé par intérim du commandement de la province d'Alger, avait eu pour mission de ravitailler par deux fois Miiianah et Medeah. Ce quadruple ravitaillement ne s'opéra pas sans difficulté. Sur ces points, comme sur Mascara, le gouverneur général exigeait une sorte de mouvement perpétuel de va-et-vient.
On se rendit à Miiianah du 17 septembre au 4 octobre, puis du 8 au 10 octobre. La première fois, l'on perdit treize hommes tués dont un capitaine, et l'on eut quarante-trois blessés, dont deux officiers. La seconde fois, le combat de Chaba-el-Ketta nous coûta une trentaine d'hommes tués et blessés.'
Baraguej-d'Hllliers avait l'intention de gagner de là Medeah par la montagne; le brouillard y mit obstacle ; on ne put franchir le terrible col de Mouzaia, et l'on y perdit le capitaine d'état-major de Braignard. — Du 23 au 80 octobre l'opération du ravitaiUement de Medeah fut reprise et réussit ; mais le passage du col nous coûta encore trois hommes tués et neuf blessés.
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V//fii$ av^ifz nobkuMf&t psjé rotre dette à la patne ; fl est Jfii<t>; /|fi^ v^>uis Rfutriez dans le refais et la Tie de fiunille %\9ïh^ Uxut *\h fàiifçnes et de dangers. Ce sont ces titres in- /y^nly^tiiblefi qui m^ont fait tous lénnir ici pour tous répéter i'A qiui je v^mn ni dit dans ma circalaire da 14 décembre. Oui, mUhitMf c'efft parce qae j'apprécie vos senrices qae je v^fijx vouM donner la préférence ponr Toccnpation des Til- Iti^ffM que noui$ constraison». Vous connaissez tons les lienx 0(1 jIm Mont HJtuéM. Le sol y est fertile et sain^ le site agréable ; HeM a)>^>rdH faciles ; tout leur présage une g^rande prospérit/;... Il y a une immense différence entre cultiver les cliiiinpH d^autrui et Hon propre domaine. Ici personne ne vifMidru prendre une part dans le produit de vos travaux. Tout sera bien à vous et, pendant plusieurs années, vous ne paierez pas dMmpôt.
Oroye/i donc les conseils de votre général qui s'honore aunni du titre de votre ami... Des officiers vont passer dans voH rangs pour prendre les noms de ceux qui acceptent...
Kudn, soldats, j'accorderai des congés & ceux qui voudront vinitor leurs parents , et je les exhorterai à se marier avant de rtn'enir... Je leur dirai aussi : Amenez votre père vi votre mOro, vos firères et vos sœurs ; la terre est généreuse, et je vous en distribuerai assez pour que la famille puisse vivrt^ largomout !
I40B soldats ayaut été reformés en bataillci les officiers 80 [>artag^rent la tâche d'inteiroger chaque homuio 8ÔiHuréiuent«