T. IL
LE MARECHAL BUOEAUD.
di^sion d'Oran ne eoûtera rien k nourrir pendant cette -âimée d'épreuve, et lV>n aura le temps de se préparer, en tout point, pour recommencer la guerre au mois d'avril ptiocliaîn, si nous étions déçus dans iiotre attente. ' fin attendant>4e camp de la Tafna, ce poste gênant, est ^acué) et les bâtiments sont vendus plus de trois cent w3)e francs par ks denrées qu'on me donne en compensation.
Plus j'examine les considérations que j'ai présentées, plus je suis convaincu qu'il y a sagesse dans cette détermination. La dernière discussion des Chambres sur les crédits supplémentaires d'Alger m'appuie d'une manière prépondérante : mon traité satis&it toutes les opinions émises et M. Thiers lui-même, qui s'était montré jadis le plus chaud partisan de la conquête absolue, et qui se borne aujoard'hui à une certaine zone autour de nos places et à des relations amicales avec les Arabes. — Ainsi tout sanctionne mon traité , excepté un seul passage des instructions de M. le ministre de la Guerre. Oe passage le voici : a: Vous devez donc insister d'une manière absolue, comme vous en annoncez l'intention, pour réserver autour d'Oran la zone que vous avez indiquée, et pour renfermer Abdel-Kader dans la province d'Oran. Dans celle-ci même vous devrez exiger pour limite, si ce n'est le Foddah, au moins le Chélif, et n'abandonner & Abdel-Kader ni Milianah ni Cherchell. d
Et plus 1ms : (Si Les trois points essentiels dont vous ne
devez pas vous départir, c'est la souveraineté de la France,
la limitation d' Abdel-Kader dans la province d*Oran,
bornée au moins par le Chélif, c'est-à-dire en laissant en
/ dehors Cherchell et Milianah, et la réserve de la zone que
L^ous avez indiquée depuis l'Habra jusqu'au Bio-Salado* >
Ce qui a dû m'enhardir à passer outre à ces prescriptions.