CHAPITRE V
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la Bretagne et de Bordeanx. Une partie dlç Tftrffîéfi pf^iiT'rfl.if 5re employée à cela ; des villages y seraient bâtis, non en forme de camp, mais sur un plan commode pour l'exploitation agricole. Des troupes les occuperaient, dans le but de se former à la guerre et de mettre en culture l^g terrain « gp^virnnnants. Ce résultat obtenu, ces villages et leurs dépendances seraient vendus ou affermés. L'armée poiurrait ainsi produire une partie de ce qu'elle coûte, et contribuer puissamment à la prospérité de la nation.
Dans la discussion du budget de la guerre, le 12 mars suivant, il dit encore :
Il y aurait encore un moyen de diminuer les dépenses de l'armée, en l'employant à des travaux d'qtil^'f-i^ pnlilignp Ainsi on pourrait faire des places de guerre à l'intérieur du pays pour éloigner des frontières notre matériel , nos arsenaux, nos munitions de guerre. Ilsuffirait^ pour achever des travaux immenses, de demander aux soldats 3 ou 4 jours de travail par semame à & ou 6 heures par jonr^. On pourrait encore leur' îaire ouvrir des chemins et des canaux: l'armée pourrait aussi former aes colonies ou camps agricoles qui serviraient à lïnstruction des troupes et au défrichement des landes, au moyen desquels on mettrait en valeur des terrains dont l'état inculte est une honte pour le pays.
Ainsi, on obtiendrait de grandes économies sur la déj)ense ^e Tarmée.
A chaque discussion du budget, à chaque Adresse, il réclame volontiers des augmentations de crédit, des
160/ LE MARÉCHAL BUGBAUD.
Faveurs, des honneurs pour ragriculture.îu^est dans la création de comices agricoles qu'il voit le remède à rindifférence générale du monde politique pour Tagriculture. Le 28 février 1832, il demande un crédit, énorme pour le temps (deux millions), dans le but de créer un comice par canton. On peut dire que le général Bugeaud, par ses réclamations persistantes, a été le véritable créateur des comices agricoles en France.
... De tous les moyens d'améliorer ragriculture, s'écriet-il, le plus efficace, le plus rapide, c'est l'établissement de comices agricoles ; c'est mon Delenda Carthago! (Séance du 28 février 1832.)
Deux ans plus tard, dans la séance du 6 mai 1834, il s'exprime ainsi qu'il suit sur le même sujet :
L'on a voté et l'on vote chaque année des fonds d'encouragement considérables pour le commerce, pour les arts, pour la musique, pour le théâtre ; et l'on ne fait rien, absolument rien, pour encourager l'agriculture! Ce n'est pas que nous prétendions qu'on peut nous encourager à coups de budget (On rit), car il faudrait dix budgets comme le nôtre pour encourager l'agriculture.
Nous n'avons pas encore eu France, surtout dans les campagnes, assez d'esprit public pour créer des comices agricoles, si nous ne recevons pas l'impulsion du Grouvernement. Les 200,000 francs que je demande ne seraient qu'une bagatelle; il ne nous faut pas de gros votes financiers, mais une institution vivifiante...
Nous demandons que le Roi lui-même, les princes, les