‹ Le Maréchal BugeaudChapitre 76 sur 294 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

de mon amendement. (Marques nombreuses d'assentiment.)

Le 13 mai 1835, à roccasion de Tamendement du député alsacien Shauenbourg en faveur de Tagriculture, le général Bugeaud reprend Téloge des comices agricoles à peu près dans les mêmes termes qu'en 1834. Il ajoute :

Vous voyez que si j'ai voté contre les associations politiques qui pouvaient nous porter la ruine et l'anarchie, je suis cependant un grand associateur. Je voudrais que chaque canton eût son association, je voudrais en couvrir la France! Jamais le Gouvernement n'interdira celles-là, parce que ce sont de véritables associations de progrès, et non des associations où se formulent les plus dangereuses théories politiques.

Les intérêts politiques, les intérêts d^^^^^^ pn>>liVj Iûq întérêts de liberté, seront tous satisfaits par le^irogrès de l'a-

^ricultflrq, La principale cause de noa toisiQîiS^ .iliIfiâLk. difficulté de placer toutes les ç^p^n'^<^a îT^^fc^^ea^ Dans l'impossibilité de prendre toutes place au budget qu'elles se disputent, elles deviennent turbulentes.

Eh bien! quand l'agriculture sera mi^^i^ conrmg^ elle deviendra une carrière qui absorbera toutes nos capacités inoccupées... Sous un régime où les péripéties sont si irequentes, les grandes existences déchues, les ministres tombés

^tronvftron^. ^^T^g l^agricnltnrft nn dMorp^ft^geTnent aux in, fortunes d^ ce monc^ey à l'injustice de ce monde^ aux phrases à deijx faces!

Huit ans après avoir commencé cette intéressante campagne, à la veille de clore sa carrière parlemen-

taire pour aller conquérir l'Afrique, le général Bugeaud constate avec joie, le 5 juin 1840, le progrès

Permettez-moi de jeter un coup d*œil sur les comices agricoles. On les a pris fort au sérieux. Ils sont si multipliés (il y en a, je crois, 600), que M. le ministre de l'Agriculture, je suis sûr qu'il ne me démentira pas, trouve le fonds d'encouragement insuffisant...

C'est assurément une admirable instîtutionr"; il ne peut y en avoir de meilleure, de plus populaire ; elle unit le pauvre avec le riche ; elle force le riche à se rapprocher du pauvre ^ pour les encouragements à l'agriculture. Je n'hésite pas à dire que de toutes nos institutions c'est la plus progressive, et qu'elle vaut beaucoup mieux à elle seule que toutes les réformes politi(j[ues réclamées avec tant de bruit.

Parmi les moyens d'encourager ces utiles établissements, l'un des meilleurs c'est de distribuer des récompenses honorifiques et autres ; je voudrais des croix de la Légion d'honneur pour les hommes qui se sont le plus distingués dans le fonctionnement des comices; je voudrais qu'on distribuât à leurs enfants quelques bourses dans nos collèges royaux...

Le général Bugeaud prit souvent U paroli^ à. l'occasion des comices agricoles d'Exnii^ftiiil H,), Nona citerons seulement des extraits de deux discours qu'il y prononça le 1*' septembre 1839 , dans cet intervalle de deux ans de repos où le vainqueur de la Sickack et le négociateur de la Tafna interrompit une seconde

(1) Voir, au premier volume, rallocntion prononcée en patote, paye 185.

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