‹ Le Maréchal BugeaudChapitre 79 sur 294 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

y.A o-i^j^qI pijjrpanr^ parlait volontiers de questions de douane, en tant qu'elles se rattachaient à Tagriculture. II ^taifc^ pa]^, t^"^P<^rOTfiP^i protectiçnniatft convaincrai Voici un discours prononcé dans la séance du 19 avril 1836 :

J'ai la avec attention les écrits des économistes, j'ai lu les discours de leurs partisans à la tribune, et j'avoue que je ne suis pas plus avancé.

Je ne comprends pas le dédain des économistes pour les échanges de l'intérieur. Les échanges n'auraient-ils^ de mérite qu'étant faits à plus de 2,000 lieues P.^rJ^aime beau-

voisins qu'avec l'Inde : ces départements voisins m'aident 3> onppA^i*f^^ inci ni^"rpr^f^ ^p l'Ëtaty à Ic défcn^ifi q^^^irl il

est attaqué ; l'ai donc intérêt à les eT^yîff||jy| ^«i* en les enjrîfili^'pfifinf. je m'epn»iîs TPniimôinoi ■ jjju'espèrent les viiTTiPTons (^fi Bordftgi^iY (car ce sont eux qui sont le plus

acharnés contre le f^r^ pti (^fiman fiant fl.vPfi ol^pt,^nRJ^inn

rabaissemftnf. dps tOT^"^ nrnipnf^îlg que le peuple anglais consommera une plus grande quantité de leurs vins? C'est une chimère. Le gouvernement anglais ne renoncera pas à un revenu aussi considérable que cejui qu'il obtient sur la bière. Oui, vos vins fins seront le partage des riches habitants de l'Angleterre ; mais vos vins ordinaires ne parviendront jamais à être un besoin pour le peuple anglais... Mais les maîtres de forges, dit-on, s'engraissent à nos dépens et aux dépens des consommateurs... Si tout le bénéfice était pour eux, ils n'auraient pas besoin de rester plus de deux ou trois ans maîtres de forges ; mais en réalité ils gagnent fort peu. D'ailleurs, si les maîtres de forges sont des monopoleurs, les ouvriers qu'ils emploient sont de

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petits monopoleurs. Je voudrais pouvoir vous traduire ici le type de ces monopoleurs : je vous montrerais le charbonnier, aussi noir que ses produits , vivant dans une hntte de gazon au milieu des bois, ne recevant qu'un mince salaire; je vous montrerais le conducteur de minerai chassant devant lui trois on quatre ânes ou mulets bien maigres, aussi jaunes que le minerai, recevant dix sous par bête de somme, et je vous dirais : Voilà vos monopoleurs!

Et les maîtres de forges, que font-ils? Ils distribuent la vie à ces gens-là. J'en connais un dans mon département, M. Festugières (1), qui fait un million d'affaires par an. Eh bien! ses bénéfices propres ne montent pas à 50,000 francs; les 950,000 francs d'excédent, à qui sont-ils distribués? A ces ouvriers dont je parlais tout à l'heure...

Au sujet du régime des laines, il dit, le 26 avrill836 :

Je ne monte à cette tribune que pour défendre notre mère nourrice. Comme l'honorable général Demarçay, je la chéris ; je lui suis reconnaissant non pas seulement de m'avoir nourri, mais encore de m'avoir consolé du licenciement de l'armée, et aussi de m'avoir procuré l'honneur infiniment appréciable de siéger parmi vous.

La commission a dit que l'industrie des laines n'était qu'un accessoire. Un accessoire! Messieurs, je ne connais pas d'accessoire en agriculture. Tout y est grand ; le plus petit progrès est immense , car il se multiplie par 52 millions d'hectares et 24 millions d'asrriculteurs.

(1) Il est intéressant de rappeler ici que c'était M. Festugières, mattre de forges et allié du maréchal Bugeaud, qui avait dissuadé en 1802 le jeune Thomas de la Piconnerie d'entrer dans l'industrie, lui conseillant le métier des armes. Les grands établissements dont parle le maréchal sont encore aujourd'hui dans les familles de M. Festugières et Alphand.

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