‹ Le Maréchal BugeaudChapitre 80 sur 294 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Tout ce qui se rattache aux bestiaux est surtout de la plus haute importance., Vous ne pouvez espérer de progrès, ni pour vntrft çDmmpifc^.^ nj pour votre industrie^ sans les cûgrès de Ta^riculture, et celle-ci ne peut avancer sans l'augmentation des bestiaux...

Sur la question de rimportation des chevaux (4 mai 1836), il prend encore la parole :

Je viens hardiment vous demander de doubler le droit d'entrée sur les chevaux et poulains.

Je crois qu'on peut dire de l'industrie des chevaux ce qu'on a dit de celle des fers : une nation doit produire ses chevaux comme ses fers; sinon, elle est en danger...

A entendre certains hommes, tout est accessoire : les chevaux, chose accessoire ; le lin, chose accessoire ; l'huile, chose accessoire I II n'y a donc de principal que la production du grain. Or, avec ce système, vous dépouillez successivement l'agriculture de tous ses produits, de tons les moyens par lesquels elle pourrait réparer les pertes qu'elle supporte sur le grain; car le grain, chacun le sait, est une culture onéreuse.

Sur une question analogue, celle.de Tintroduction du bétail étranger, il disait, le 16 mars 1840 :

La loi de 1822, selon M. Fulchiron, nous a brouillés avec l'Allemagne! Je comprends toute l'importance des échanges, et je désire que mon Gouvernement les favorise autant que possible. Mais dans ces échanges il y a divers degrés d'utilité. S'il s'agissait de sacrifier les bestiaux

français, je ne craiodrais pas de me brouiller avec les Allemands, parce gn^j] fi'ftg^^. jgj ^j(']H^i intérêt, fondamental. Je

led^clare. q'\} fi-Uftit TnAm^^ vyniy à npe yiiftryp fin

pousser l'invasion des bestiaux étrangers... (EKlarité.) Oui, Messieurs, je redouterais davantage rinvàsion per-

manente (Tf^fl hpgfipnY^frfLngPrfl gnA l'îni^flj^ii ^^fl ft^rmi^pa

rnsflPP^. fliiit^iri^^^'^'^^^i (TT^"vp^^P-^ilaâli^»)Cela paraîtra un paradoxe, et vous allez voir le contraire. l^^^^MAIffiO" ^^" ^^mées ne serait que passagère : avec du courage, de la résoiffliion ei surtout de l'union nous en triompherions l'invasion permanente des bestiaux étrangers dessécherait votre sol, dimmuerait la fertilité du territoire : elle diminue-

rait la populatioa,dlU^ fift forCP-

Je maintiens que pour que le peuple, auquel on s'intéresse avec tant de justice, mange de la viande, il faut, non pas que la viande soit très chère, mais qu'elle soit à un très bon prix : il ne peut en manger autrement.

L'habitant des campagnes en vend plus qu'il n'en mange : il a donc intérêt à ce qu'elle se vende plus cher ; car s'il en vend 2,000 kilogr. et n'en mange que 50, il aimera mieux payer un sou plus cher chez le boucher les 50 kilogr. de sa consommation, et vendre un sou de plus les 2,000 kilogr. de viande sur pied qu'il conduit au marché. (Quelques voix : C'est du bon sens ! )

Quant à l'habitant des villes , ce qui lui importe, ce n'est pas de manger de la viande un peu plus cher , c'est d'avoir du travail ; c'est là l'important pour lui. Et qui lui assure son travail? Ce sont les 24 millions d'agriculteurs, car s'ils ne font pas leurs affaires, ils consommeront infiniment moins des produits des habitants des villes.

... Le bon marché m'a toujours paru une absurdité en économie politique ; l'important est d'avoir de quoi payer.

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