‹ Le Maréchal BugeaudChapitre 85 sur 294 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Il voudra produire sa capacité, la faire arriver au niveau, non de ce qu'elle est en réalité, mais de ce qu'il la croit yêtre ; il bouleversera le pays jusqu'à ce qu'il soit parvenu v à son but (1).

jCoTs de la discussion de T Adresse de 1834, dans la /séance du 6 janvier, il fait un intéressant parallèle / entre le peuple des villes et celui des campagnes.

Un orateur avancé^ extrêmement avancé, nous a parlé de per^éctttioBfl contre la presse, de la misère du peuple et de

jrnf^. n^^j^yç^l^ftl. Lpr pftraAfint.innfl fihfiTr?Ift'pT^ mais, en

vérité, cela fait sourire tout le monde. Jj^'g^t-ce pas la presse, au contraire, oui eat essentiellement persécutrice, quipersfeute tous les honnêtes gens, tous les amis de leur pays.

tous ceux qui ont consacré leur vie à travailler pour leurs semblables et précisément pour ce peuple qu'elle prétend défendre! C'est elle qui persécute avec les naensonges, avec la calomnie , en dénigi^t tous les actes, tnns 1^^ b^TT^^P^;,

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sur nous I

îFà la misère du peuple^ de quel peuple a-t-on voulu parler? Assurément ce n'est pas du peuple des campagnes qui est attacné a son travail. Celui-là est peu impressionnable aux haranofues des clubs. Q'est donc^ du^peuple des villes! Un de nos honorables collègues l'a justement dépeint en l'appelant « l'aristocratie des ouvriers d. Oui, l'aristocratie des ouvriers, car ils gagnent jusqu'à 3 et 4 francs par jour,

(1) En prononçant ces paroles prophétiques, ne semblerait-il pas que le député d'Excideuil prévoyait déjà en 1884 Tavènement de ces capacités^ nouvelles couches sociales d'où sont sorties les Chambres de 1876 et autres, que les républicains eux-mêmes, devançant l'histoire, désignent déjà sous une appellation grotesque qui restera populaire ? . ,

tandis que le peuple des campagnes ne gagne que 20 sous dans la saison actuelle, et 20 à 25 dans les plus beaux mois de l'année I (Mouvements divers.)

Je ne connais pas d'autre moyen d'améliorer le sort de

loppement du conimerçe et de l'indnHtrîft. T^'^yg-tg^f ^;hfirfilie le remède dans le vote unwBrRel. Ç'^fc Haya J'f^m^Jjnya.tinn ma£?rîelle du P^^g|ë que se trouve la vraie liberté ; ce n'est pas dans l'avantage sténle'^S^Tlêr déposer' cinquante ou soixante fois par an des bulletins dans l'urne !

Chaque fois que les émeutes qui ensanglantèrent les premières années du règne de Louis-Philippe deviennent directement ou indirectement l'objet d'une discussion de tribune, le général Bugeaud n'hésite pas à combattre de sa parole les insurgés ennemis de la patrie, comme il les a combattus de son é^ée.

I Dans la séance du l*"" février 1832, au sujet des dé- I corations données à l'armée à la suite des émeutes de Lyon :

On accuse sans cesse le Gouvernement d'avoir donné- des décorations aux soldats qui ont combattu pour faire respecter les lois. Et pourquoi aussi ne s'étonne-t-on pas de toutes celles données avec profusion aux vainqueurs de Juillet? {Au centre : Le cas est le même. — A gauche : Alors il fallait leur donner la décoration de Lyon.)

Pourquoi donc ne pas les récompenser de la même manière? Je dirai plus : les vainqueurs de Juillet ont été récompensés plus que les vainqueurs de dix batailles. On ne doit pas trouver mauvais qu'on ait récompensé les soldats

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