INTRODUCTION III
poussière et de fumée qui suil l'explosion de la bombe.
« Canrobert, en se retournant pour donner un ordre à un de ses officiers d'ordonnance, remarqua cette mimique expressive des cavaliers, el s'exclama avec mi rire gouailleur :
(i — Eh! là— bas, que signifient ces saluts!... « Nous ne sommes pas ici dans un salon ! »
« Et plus un front n'ose alors s'abaisser, plus un soldai n'use saluer les obus de l'ennemi. »
C'est, de ce brillant homme de guerre, de ce valeureux soldai, donl nous allons parler aujourd'hui ; parle]- de lui, ce sera parler aussi de la patrie el t\\\
drapeau.
Voici, à propos de ces mots de patrie et de drapeau, ce .que racontait un jour à l'un de nos confrères (1), un prêtre des Missions étrangères :
« Le patriotisme, disait-il, en montrant son visage zébré de larges cicatrices, ses mains trouées par les supplices d'un apostolat de trente ans, dans le- pays où la vie de l'apôtre est un long martyre, la patrie, mon enfant, c'est l'espérance, c'est l'idéal, c'est la toi suprême après Dieu ! »
Et il continuait :
« Il y a cinq ans, j'étais dans le fond de l'Afrique, au delà du haut Sénégal, remplissant à travers les plus difficiles épreuves nu m rôle de missi< binaire.
« Un jour, on vient m'annoncer qu'une canonnière française croise en vue des cites, à cinq ou six milles de l'endroit où je me trouve.
(1) ( ieopgcs Magrtiér.