‹ Le Maréchal Davout, Prince d'EckmühlChapitre 12 sur 63 · A MONSIEUR WILEEMANSY, INTENDANT GÉNÉRAL DE LA GRANDE ARMÉE · texte numérisé non relu

A MONSIEUR WILEEMANSY, INTENDANT GÉNÉRAL DE LA GRANDE ARMÉE

Eu VOUS accusant réception de votre lettredu 19 août. Monsieur l’intendant général, j’ai l’honneur de vous faire connaître que tous les comptes qui m’ont été rendus par les généraux de divisions montrent l’impossibilité où ils sont d’ôter encore des troupes des cantonnements qui se trouvent rapprochés des ligues de communication, attendu que tous les autres pays sont extrêmement surchargés.

Vous devez cependant croire. Monsieur l’intendant général, ipie l’on fera l’impossible et que Messieurs les généraux de divisions vont être invités à alléger ces pays autant qu’il dépendra d’eux.

J’ai l’honneur de vous saluer avec une parfaite con¬

sidération.

Le 28 août 1806.

Kropstadt, 22 octobre 1806.

A SON ALTESSE IMPÉRIALE LE GRAND DUC DE BERG b

L’Empereur vous ordonne, mon Prince, de porter

1. Nous n’avons nul besoin de dire pourquoi nous donnons celte

Icltre.

CORRESPONDANCE INEDITE

demain 24 votre (juartier général à Postdam. Vous dirigerez le général Lasalle sur Charlottenburg, qu’il pourra occuper sans s’approcher de Berlin.

Le 13“ régiment de chasseurs à cheval sera dirigé sur la route de Berlin, avec défense suprême d’en approcher à plus d’une lieue.

Les dragons du général Beaumont seront cantonnés à une lieue en avant de Postdam, sur la route de Berlin.

Les deux divisions de cuirassiers seront placées entre Berlin et Postdam.

L’Empereur, voulant donner une preuve de sa satisfaction au 3“ corps d’armée commandé par le maréchal Davout, entend et veut que ce corps entre le premier à Berlin.

Vous trouverez ci- joints, mon Prince, les ordres donnés aux maréchaux Davout, Bernadotte, Launes et Augerca u.

Le quartier général de l’Empereur sera demain à Postdam.

Signé : Le major général,

]\D* Alex. Beutuieh.

Armée du Rhin.

oudre du jour

Berlin, le 30 octobre 1808.

S. E. monsieur le Maréchal duc d'Auerstaëdt saisit les premiers moments de son arrivée à Berlin pour faire connaître aux troupes sous ses ordres ({ue, par décret impérial du 12 octobre courant, l’Empereur et Roy a dissous la Grande Armée à com|)ter du lo dudit mois et en a formé une nouvelle sous la dénomination d’armée

du Rliin, dont elle a daigné lui confier le commandement en chef.

Et (jue, par même décret, elle a nommé chef de l’étatmajor général de cette armée M. le général de division Gompans ;

Commandant l’artillerie, M. le général de division Haenic([ue ;

Commandant le génie, M. le général de brigade Touzard ;

Inspecteur en chef aux revues et intendant général, M. l’inspecteur en chef Willemansy ;

Oi’donnateur en chef, M. le commissaire ordonnateur Chambon ;

Payeur général, M. Roguin.

Lesquels sont en fonctions depuis le IS, jour de la formation de l’armée.

Son Excellence ne peut que recommander aux troupes du 4“ corps qui font actuellement partie de l’armée du Rliin de conserver sous ses ordres le bon esprit qu’elles ont toujours montré sous ceux de leur digne chef. Son Excellence le duc de Dahnatie; de son côté, elle regardera toujours comme un de ses devoirs les plus agréables, celui de s’occuper comme lui de leurs besoins et de leur montrer le même empressement à faire récompenser leurs bons services.

S. E. met au nombre de ses devoirs, qui lui sont le plus particulièrement recommandés par notre bien-aimé souverain, de veiller au bien-être de ses troupes.

Elle recommande à tous les corps le souvenir de leur gloire, l’amour de leurs devoirs et surtout leur grand respect pour les lois de la subordination et de la discipline; c’est ainsi qu’ils prouveront leur amour et leur fidélité àNapoléon le Grand. Pour être dignes d’être des

COKUESPÜN DANCE INÉDITE

soldais de notre souverain, il faut allier à la plus rare intrépidité la meilleure discipline.

Monseigneur,

Sa Majesté, par son décret qui dissout la Grande Armée et détermine la composition de celle du Rhin, a ordonné que ses troupes en Allemagne, à rexception des 12,ÎJ00 hommes (lui composent la garnison de Magdebourg, et (jui doivent être nourries par la Westplialie, seraient nourries de ses magasins.

Je dois tirer de cette disposition la consé([uence (pie les habitants ne doivent plus être assujettis à nourrir les officiers ou à leur donner des frais de table, ainsi que cela ï>e pratiipiait en Allemagne.

En Pologne, où cet usage n’avait pas lieu, S. .M. avait accordé aux officiers de tout grade un traitement extraordinaire, par mois.

J’ai l’honneur de prier Votre Excellence de prendre les ordres de S. M. pour connaître ses intentions à cet égard.

J'observerai qu’il est impossible ([iic les officiers puissent exister en pays étrangers, avec leurs appointements, et qu’un des meilleurs moyens de contenter les bons esprits, et de déjouer toutes les intrigues ipii sont en action pour travailler les têtes allemandes, ce seraitde donner cette indemnité aux officiers ; par là, on prévient mille abus, la présence des troupes n’est plus (pi’un bienfait et le service de S. M. ne peut ([u’y gagner.

Les résultats avantageux qu’on a obtenus eu Pologne, de cette mesure, me font faire ces observations que je prie Votre Excellence de mettre sous les yeux do S. M.

LE MAUÉCilAL DAVOUT

J’ai riiouoeur d’ètre avec respect, Monseigneur, de Votre Excellence, le très humble et très obéissant serviteur,

Duc D’AUEnSTAEDÏ.

Berlin, le 29 novembre 1838.

Lintz, le 2 janvier 1810.

Monseigneur,

J’ai demandé par diverses lettres des ordres, tant a Sa Majesté iju’à S. A. le major général pour le payement de la solde de novembre.

Le 29 novembre, j’ai adressé à Son Altesse un rapport de M. 1 intendant général, d’aju’ès lequel j’ai ordonné le payement de la solde de ce mois.

Elle n’a pu être acquittée qu’en partie, soit parce que les fonds n’ont pas été faits à temps dans les caisses des payeurs particuliers, soit parceque plusieurs corps ont négligé delà prendre. Le 3' corps l’a seul reçue entière et je suppose qu’il est dû à peu près à l’armée d’Allemagne la moitié de la solde de novembre.

Je prie A^’otre Excellence de demander les ordres de Sa Majesté, tant pour le complément de la solde de novembre, (pie pour l’acquittementdecelle de décembre et pour le mettre toujours au courant. Le papier aulrichicn n’a pas cours dans aucun des pays occupés par l’armée, puisqu’au 4 janvier il ne sera plus reçu dans les caisses de l’administration, et il est important, pour le maintien de la discipline et pour que les ofliciers puissent vivre, que la solde et les appointements soient acquittés avec régularité.

CORRESPONDANCE INÉDITE

Alors notre séjour sera plus supportable aux pa\s où les troupes vont prendre leurs cantonnements.

Je ne puis trop prier Votre Excellence de prendre cet objet en considération.

J'ai l’honneur d’être, avec respect, de Votre Excellence, Le très humble et très obéissant serviteur.

Duc d'Aüerstaedt, Prince d'Eckmühl.

Wildersdorf, le 8 juillet à 8 h. 12 du soir.

J’ai riionnenr de vous prévenir, mon cher Général, que, d’après les ordres de l’Empereur, je suis arrivé ici où je dois réunir ce soir mon corps d'armée. J'ai reçu en même temps l’ordre de S. M. de me porter à votre appuy, dans le cas où les mouvements de l’ennemi, ou la rencontre de troupes supérieures vous le ferait désirer, et où vous m’en donneriez l’avis. Dans la sn[)position contraire il est vraisemblable qne je me porterai demain sur Nicolsboui’j'. J’aurai soin de vous donner souvent de mes nouvelles, je vous prie de vouloir bien en faire autant de votre côté.

Je vous renouvelle, mon cher Général, l’assurance de mon estime et de tous mes sentiments.

Le Maréchal d’Empire,

Duc d’Aceustaedt.

Mon chef d’état-major, tpii a été reconnaître une position en avant de Wildersdorf, vient de rencontrer un trompette se sauvant à tonte bride et (pu lui a dit qu’il venait d être chargé par (juebjues cavaliers autrichiens sortis d’un village voisin. Je vous prie de me faire con-

LE MARÉCHAL UAYOUT

naître les renseignements que vous avez sur les forces ennemies dans cette direction

Ce 53, à 1 h. du matin, Pultusk.

J’ai reçu, mon cher Général, votre lettre du 22 et les rapports qui y étaient joints. Il me tarde de recevoir le hussard qui a été pris à Lomza; peut-être donnera-t-il (pielques renseignements sur les reconnaissances de l’ennemi; on peut supposer qu’elles ont été déterminées par tous les mouvements de nos cantonnements, puisque le 22 il n’a fait aucun mouvement.

L’établissement des différents postes d’infanterie vous donnera, je l’espère, plus de tranquillité.

Recommandez que l'on envoie à l’avenir sans perte de temps les prisonniers ou déserteurs, je n’ai pas encore reçu les cinq Cosaques montés, pris à Lomza le 20.

La conduite du commandant du 2' n’est pas des plus belles, ce régiment a besoin d’un chef, je vais profiter de cette circonstance pour renouveler ma demande.

J’espère (jue la perte du l" n’aura pas été aussi conséquente.

Recevez, mon cher Général, l’assurance de toute mon estime.

Il faut établir beaucoup (mot illisible) et sur les derrières vos ateliers de réparation. Je vous autorise à les placer dans les cantonnements du général Friant les plus rajvprochés de la Nare^v.

t. (letle lettre achetée à une vente ilhiutographes, ne portait aucune désignation.

CORRESPONDANCE INÉDITE

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