M. LE COLONEL FÉLIX POTOCKI
M. le maréchal ayant ordonné, Monsieur le colonel , (pi’il lui fût donné les renseignements les plus détaillés sur la remise laite par des postes français aux autorités Russes de quelques malheureux déserteurs qui avaient passé sur le territoire du duché de Varsovie et n’ayant pas été satisfait de ceux <iu’il a obtenus, vient de prescrire que tout le poste français ainsi que tout les individus qui auraient pris une part directe ou indirecte à cet acte seraient de suite envoyés à son quartier général à Varsovie, où Son Excellence se propose d’examiner elle-même toute cette affaire, et de faire poursuivre qui de droit.
Vous êtes autorisé. Monsieur le colonel, à faire connaître aux autorités du pays les mesures qui viennent
d’être ordonuées par M. le maréchal sur cette affaire.
J’ai riiouneur de vous saluer, le général chef de l’état-major par intérim.
Hervô.
Sire,
Votre Majesté, par sa lettre du 26 octobre dernier, m’a fait counaître que son intention était que 400 hommes, pris parmi les réfractaires de l’ancienne France, venant des dépôts de Wesel et de Strasbourg, fussent choisis, pour compléter à 1100 hommes les anciens régimens de cavalerie de l’armée, et qu’ils fussent habillés et équipés aux régimens même en Allemagne.
J’ai riiouneur de rendre compte à Votre Majesté que le ministre de la guerre, en me faisant connaître la répartition de ces 400 conscrits me mande qu'il écrit au ministre directeur de pourvoir à leur habillement et éijuipement.
D’un autre côté. Votre Majesté m’informe qu’elle donne ordre aux dépôts de Wesel et de Strasbourg de fournir 600 hommes, également choisis, pour être envoyés au 4® régiment de la 3' division de cuirassiers.
M. le général Hogcndorp me mande qu’il a reçu de Votre Majesté l’ordre d’en fournir 200; mais qu’il n’a ni effets, ni argent pour les faire habiller et équiper.
Je dois présumer que M. le général Charles de Plaisance, fournira aussi 400 conscrits pour cette 3° division de cuirassiers, et qu’il n’a aucun moyen pour les habiller.
Cependant Votre Majesté ayant ordonné que la 1^' commande de 1812 fut achetée sans délai, je pense qu’il
CORRESPONDANCE INÉDITE
est esseutiel (jue les hommes cleslinés à compléter les régiments de cavalerie arrivent le pins tôt possible, afin que les chevaux soient montés et soignés à mesure qu’ils seront livrés; et je crois pouvoir assurer à Votre Majesté ([ue cette commande de 1812 sera à peu près terminée vers le lo janvier.
En conséijuence, j’ai cm utile d’écrire ans généraux Hogendorp et Charles de IMaisance de faire partir promptement les hommes destinés à la 3' division de cuirassiers , dans la supposition, bien entendu, (pi’ils n’auraient pas d’ordres contraires, .le fais fournir aux autres régiments de cavalerie les 400 conscrits (pii dcf" veut être pris jiarmi les réfractaires venus des dépôts de Strasbourg et de Wesel.
Je prie Votre Majesté de vouloir bien donner désordres au ministre directeur poui’ qu’il envoie de suite des fonds pour l’achat de la !'■' commande de 1812, ainsi que pour l’habillement des 1,000 conscrits (pie les régiments de cavalerie doivent recevoir.
J ai 1 honneur d’être, avec le plus profond respect^
Sire,
de Votre Majesté impériale et royale, le très humble, trèsobéissant serviteur et fidèle sujet,
Le Mai'échal, duc (I’Auerstaedt, Prince d’EcK.Muni..
Hambourg, le tO novembre 1811.
LE MAUÉGHAL DAVOUT
lâO
Hambourg, le 25 janvier 1812.
CORPS d’observation de l’elbe
A soumettre à l'Eynpereur
Le Duo DE Feutre.
11 faut espérer que le nouveau Colonel Dejean va remellre les choses en bon étal, ,1e vais faire écrire au major à ce sujet d’une manière sévère.
Le Duc de Feutre.
Transmis à l’Empereur, te 30 janvier.
M. Barnier, 1”'' février.
Monseigneur,
J’ai pensé qu’il serait utile de faire connaître à Votre Excellence le véritable état où se trouve le 4® régiment de cuirassiers et j’ai, en conséquence, prescrit à M. le général Doumerc d’en passer une revue de rigueur.
Je m’empresse maintenant d’appeler l’attention de Votre Excellence sur les besoins de ce corps ; je ne puis mieux les lui indiquer qu’en mettant sous ses yeux quelques parties du rapport de M. le général Doumerc. Je les transcris littéralement, parce que je n’ai rien à ajouter à ses observations; il a divisé son travail par articles et je le suis dans sa marche :