LH MAÜHCHAL DA VOL' T
jamais de m’èiro laissé endormir j)ar Fouclié. » A ees mots, il u'ajoulail rien, mais baissai! la lèle el rélléelnssail. C(' (ju’il n’a point dit nous parait l'aeile à (b'viner. En roocnpant, à Paris et do Paris, le duc d’Otrante détournait l’att('ntion dn Maréchal, la remplissait d’nn faux but, empècbanl le grand soldat, abusé comme Carnot et bien d'an- Ires, de s'élancer vers rennemi afin de le bai Ire el d’arrèler sa marche sur la capitale. C’esI là /fa/’au/e unique du prince d’Eckmüld ! (}oand il a proposé de livrer bataille sous les murs de Paris, il était trop tard pour sauver la situation, comme il était trop tard pour proi'oger les chambres ([uand l’Empereur, (pu avait repoussé le conseil de sou Ministre, se reprit à le vouloir. Le plus grand, le plus intelligent, le meilleur d(^'s hommes est sujet à l’erreur, parce (pi ’il traîne en son humanité même une part latale de défaillance et de misère.
L’Empereur a commis de graves fautes à Waterloo, à Paris, mais il s’est relevé en ses adieux à rarmée. J’ai compris pouiapioi mon père l’a tant aimé en lisant cette noble parole: « cestlapatrie surtout que vous serviez en m’obéissant ! »
Gourgaud,si sévère envers le prince d’Eckmübl, (iitbient(')t : «Onnepeut reprocher ni àrEmpereur, ni au Ministère , ni à la nation aucun retard, tout se lit comme par enebautement. » Il est vrai ([u’il dira plus loin : a Le maréchal üavout n’avait
COURESPONDAiNCE EN EDITE
ni assez l'habiliide de la f>rande guerre, ni assez la coidiance des soldats (d du penjile, pour trouver des n'ssourees proportionnées à de telles eirconstanci'S. » N’élait-ce donc jxdnl, la grande^ guerre à Auei'slaëdt, à E(d\niüld. (inand Davout sanvail Najioléon : et le délenst'iir d(î Ilanibonrg, (|ni tint treize mois sans se laisser vaincr(‘, était-il incapable de troiner (b‘S ressources ?
Kn lisant ces singnlièi'es contradictions éadiappées à un lUdteur de l’exil, j(‘ songeais aux a[>préciations de M. Tbiers, recueillies de sa bouebo inènie, le 2:2 avril IHoi :
(( L’humeur de rEm[)ereur contre votre père en 1812 est tout à l'ait visible, il a eu (juebpie jalousie de It? trouver prescpie Roi en Roiogne, coininandant à un véritable peuple de soldats et d'ouvriers, tout puissant et tout habile. Pendant la retraite de Russie, il lui avait donné l’ordre formel de suivre sa garde, mais voyant ensuite les blâmes que l'abandon du corps du maréchal Ney soulevait de tous cotés, il a laissé ses batteurs les rejeter sur votre i)ère, qui n’avait pu tpie lui obéir. lv.i froideur triste du .Maréchal, par la suite, blessa Na{K)léon comme un muet reproche, et il est devenu vraiment mal pour votre père. »
(les ptiiades de .M. Tbiers, lidèleinenl reproduites, nous s(‘nd)lent rnni(ine réponse à faire aux allégations singulii'res d.u général (lonrgaud.
Les cbarinanis .S’ota-cnn’5 militaires (b* .M. le