L. ÜAVOUT
Quartier général de Rheiiizietern, 18 Fructidor.
Au GÉNÉRAL AmBERT, A SON QUARTIER GÉNÉRAL DE BeLHEIM.
Le commandant des hussards, mon cher Général, vient de m’observer que les deux escadrons de hussards qui étaient à Rilzheim foulèrent beaucoup ce village, qui l’a été constamment depuis le commencement de la guerre : vu le peu de fourrages que l’on donne
LE MARÉCHAL DAYüUT
aux Iiiissards, il est impossible de les empêcher de preudre l'urtivemeut du l'oiirrage à leurs hôtes, ce qui leur porte uu grand préjudice. Je te prie de m’autoriser, en conséquence de cette demande, à l’aire sortir de ce village un escadron pour l’envoyer dans un des villages voisins de Rhein-Zabern. D’après les renseignements que j’ai pris, il résulte qu’à 3/4 de lieues de cet endroit, il y a un grand village qui n’a eu encore aucune troupe et qui n’a point souffert ni du débordement ni de rien. Ce village se nomme llaina. Le village de Steinveiler est dans ce même cas, et il est à 12 lieues de Rhein-Zabern. J’attends, mon cher Général, tes ordres sur cette réclamation.
Salut et amitié,
Cette lettre est singulièrement intéressante en ce qn’elle nous montre le futur maréchal déjà tout entier formé dans le jeune officier; elle nous dit comment déjà il savait écouter les observations et se faire renseigner; comment il se préoccupait des souffrances du pays occupé, avec quel esprit de justice il songeait à répartir les inévitables cbarges de la guerre, comment enlin il se montrait déférent et courtois envers ses camarades, bienveillant envers ses subordonnés. La lettre suivante en est une preuve nouvelle.
CORRESPONDANCE INÉDITE
Armée D.
Quartier général de Brescia, le 2 Frimaire, an IX de la République française.
Davout, général de division commandant en chef la cavalerie, AU CHEF d’escadron Martigue, a la suite du 4®