‹ Le maréchal de camp Desandrouins, 1729-1792 [microforme]Chapitre 2 sur 109 · PRE | NO · texte numérisé non relu

PRE | NO

J'ai sous les yeux l'arbre généalogique de la famille des Androüins; plus, les fac-simile des tombes et épitaphes de ceux d’entre eux qui antrefois furent inhumés en diverses Eglises de Verdun. Ces précieux documents de famille ont été attestés vrais, et par le peintre qui a copié les tombes et les épitaphes; et par deux notaires royaux sous la foi du serment ; et par le Substitut de M. le Procureur du Roy; et par le Garde des Sceaux au bailluge et siéye présidial de Verdun, en 1689.

D'abord, dans l’ Eglise St-Médard, se trouvaient les tombes les plus remarquables et les plus anciennes (1). C'étaient celles :

1° « D'’honorable homme Simonin Vaultrin, jadis mastre eschevin, citein de Verdun, lequel fondas ceste chapelle St-Nicolay et mourut l’an mille quattre cent quattre, le vingthuitiesme jour d’auril. — Proies Dieu pour l’âme de luy.

2° « D’honorable homme Signour Vaultrin Simonin fils du dit Simonin Vaultrin, qui fut mastre eschevin et eschevin don Palaie, citein de Verdun, lequel mourut l’an M. CCCC. XXX. III. le mady d’avant feste de St-Luc Evangéliste. — Proies pour l’âme de luy. »

3° « Et dessoubs, dans d’autres tombes qui sont dans « cette chapelle gisent Renauldin et Simonin frères, enfans « du dit Signour Vaultrin Simonin, — Proies pour eux. »

Ces trois épitaphes étaient sur une large plaque de cuivre doré attachée dans la muraille de la chapelle St-Nicolas,

(1) Eglise, sous le vocable de St-Médard, évêque de Noyon, entourée d’un cimetière, à côté de St-Maur, là où se trouve l'espèce de square avec les routes qui l'entourent.

Son origine remonte à St-Airy. Démolie en 1721, elle fut reconstruite plus belle. Vendue à la Révolution, on la jeta à bas pour ouvrir le rue devant St-Maur.

es

PEER, a

dans l’église St-Médard. Au haut de cette plaque se trouvaient peints ou gravés, aussi couleur d'or, six personnages qui semblent jouer uu rôle facile à deviner. La Ste-Vierge assise, tenant l’Enfant Jésus dans ses bras; St-Nicolas, debout, la crosse à la main, lui présentant le foudateur de la chapelle, sa femme et ses eufants, qui sont tous à genoux. De leurs lèvres s’échappent des banderolles avec ces inscriptions : « À la Vierge Mère, proies pour nous. -- Très « doulx Père St-Nicolay, proies pour nous. » Une autre banderolle, tenue par St-Nicolas, porte : « Glorieuse Vierge « Marie, pitié ayes de ces âmes. »

Au milieu de ces personnages étaient peintes les Armes de la famille des Androüins, ainsi que sur les clefs de voûtes et au haut des fenêtres :

Elles portaient, — la famille ayant nom Simonin-Vaultrin ou Vaultrin-Simonin, comme elles portent aujourd’hui la famille s’appelant des Androüins, — elles portaient : d'argent semé d'hermines mi-partie de queule au lion dor armé et lampassé de même, à une bande d'azur chargée de trois étoiles d’or.

Le petit fils de Simonin-Vaultrin, on ne sait pour quelles

raisons, prit le nom d’Androüins, que la famille a gardé depuis.

L'Eglise St-Pierre l’Angelé (l Engéolé) possédait aussi quelques tombes de la famille des Androüins (1),

Encadrée dans la muraille du chœur, se trouvait une plaque en bronze doré, aux armes des des Androüins, por-

(1) St-Pierre l’Angele (St-Pierre-ès-liens, l’Engéolé) petite et vieille Eglise bâtie vers 900, sur une hauteur derrière les maisons n° 28, 30, 32 de la rue St-Pierre, où se trouvait auparavant un petit fort. Elle tombait en ruines vers 1750, et le service religieux se fit au Collège. A la Révolution, Il ne fallut ni la sape ni la mine pour la jeter bas.

tem -

mn rt re

ne

eertonen

DS De

tant les épitaphes de « dame Collatte, femme de signour « Vaultrin Simonin, » qui mourut en 1431; de « Sire « Jehan Androüins eschevin du Palais, » son fils qui mourut en 1474 ; et du fils de celui-ci « Jehan Androüins. »

Puis, au pied du maître-autel, on voyait une grande tombe en marbre noir, avec les épitaphes suivantes, toujours aux armes des des Androüins :

« Soubs cette tombe, près les cendres de Dame Colatte, femme de feu honoré seigneur Vaultrin Simonin des Androüins, vivant eschevin du Palais, fondateur de la chapelle St-Nicolas en la paroisse St-Médard, repose le corps de feu honoré homme Jacques des Androüins, escuyer, citain de Verdun, leur descendant, lequel, âgé de septante deux ans, rendit son âme à Dieu. le 7°" de May 1633. »

« Cy gist Dame Madame Françoise Robault » qui mourut en 1644 « aux grands regrets des pauvres. »

« Cy gist eneore très noble Jean des Androüins, esche- « vin, conseiller magistrat de la ville, lieutenant en la pré- « volté de Dieppe, leur fils, lequel mourut le... décembre « 1660, »

Enfin une troisième épitaphe sur marbre noir attachèe à la muraille du chœur « du côté où se chante l’Evangile, » mentionnait les noms de Jacques des Androüins, écuyer, mort en 1663; de Dame Quantine Gillet, sa femme, morte en 1640 ; et de « Nicolas des Androüins, escuyer, seigneur « de Ville-sur-Cousance en partie, lequel, après avoir « servi le Roy dans ses armées tant en Flandres, Allemagne, « Italie, qu’en Catalogne, courageusement, étant de retour « dans sa patrie, mourut le 27 août 1652, à l’âge de 28

Page 1