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« ans. »
Il y avait aussi dans l’Eglise de la Collégiale, la Magde-
leine, un autre tomheau d’un membre de la famille des Androüins. « Jehan Androüins, dit Coquillard, » chanoine de la Magdeleine, curé de Forges, décédé en 1503 (1).
Les principales seigneuries, possédées par cette maison, étaient Ville-sur-Cousance, Montgarny, Salvange, Bertaucourt, Dombasle-en-Argonne et les Senades.
En 1552, Henry II s'empara de Verdun. Alors, le vieux et noble titre de Citain, tombant en désuétude, fut bientôt oublié; les Lignages perdirent leur puissance et furent supprimés comme corps politique ; et Verdun, cessant d’être ville libre et impériaie, rentra dans la grande unité française, dont elle était sortie depuis près de six siècles.
Les des Androüins, comme tous les nobles Verdunois, acceptant le fait accompli, se rallièrent à la France, qu'ils servirent dans ses prévôtés, sa maréchaussée, sa justice, ses baillages, ses parlements et surtout ses armées.
C’est dans ses armées que nous allons suivre Celui dont nous retraçons la vie.
Au siècle dernier, son nom s’écrivait indifféremment des Androüins ou Desandroüins. Cette dernière manière fut même adoptée par le Général et donnée par lui au ministère de la guerre. Mais il aurait pu écrire des Androüins, comme on écrit des Armoises, des Ancherins. La suppression de la particule, ou son adjonction au nom comme au cas particu-
{1} La Mandeleine, grande et belle église qui occupait l’angle Nord-Est de la place de ce nom. Bâtie vers 1040, elle fut consacrée par le pape St-Léon IX, en 1049, Reconstruite en partie au XIV: siècle, elle fut vendue et démolie en 1793.
Un des Androüins, parait-il, fut aussi inhumé dans l’église de Clermonten-Argonne.
Un autre des Androüins, parent très éloigné du Maréchal de camp, mourut vers 1763, curé de Tilly, et fut aussi inhumé, je crois, dans l’église ds ce village.
Une branche des des Androüins, établie en Belgique, est éteinte.
lier, « si importante à notre époque peu instruite des choses « de l’ancienne aristocratie française, ne l’était nullement « avant la Révolution.
1 La noblesse d’une famille, son ancienneté qui la classait « parmi les nobles de race, ou simplement au rang des anno- « blis, était connue, Elle pouvait être prouvée, du reste, de « diverses manières, et impliquait certains privilèges que le « fisc jaloux contestait sans cesse, » et que la Révolution a supprimés.
Nous écrirons donc le nom du maréchal de camp des Androüins, comme il l’écrivait lui-même : Desandroüins; comme {l l'ont écrit toutes les pièces officielles qui le concernent.
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