CHAPITRE Ier
Naissance de Desandroüins. — Il entre au régiment de Beauce. — Il est nommé Ingénieur .
ordinaire du Roi. — Il demande 4 passer au Canada. — 1729 1756.
Le maréchal de camp Desandroüins fut un vaillant soldat. Mais le compagnon de Montcalm au Canada, l’ami de Rochambeau en Amérique, est presque un inconnu en France. Sa ville natale elle-même a oublié son nom.
Jean-Nicolas DesANDROüINS naquit à Verdun, le 7 du mois de Janvier 1729.
FR Per
Il appartenait, nous l'avons dit, à une noble et très ancienne famille du pays Verdunois. Cette famille établie dans notre ville, depuis les temps Mérovingiens peut-être, lui avait donné, pendant le haut moyen âge, des administrateurs et des défenseurs, souvent à main armée, de ses libertés communales.
Il était fils de Benoit-Nicolas des Androïüins, écuyer, seigneur de Dombasle près Verdun, conseiller du Roi en sa cour au Parlement de Metz, et de dame Marie-Scholastique Hallot, son épouse (1).
Il fut baptisé dans l’église St-Jean-Baptiste, aujourdhui détruite, tout auprès de la Cathédrale, derrière le chœur. Cette église servait alors de paroisse aux laïcs du cloître (2).
Il eut pour parrain Jean Hallot, avocat en Parlement, son grand-père; et pour marraine Dame Barbe Hilaire, sa grand'mère , veuve de Jean- Jérémie des Androüins.
Desandroüins avait deux tantes, sœurs de son père : Françoise-Marie et Nicole-Prudente. Françcoise-Marie épousa Jean-François Walter de Neur-
(1) Benoit-Nicolas des Androüins, né en 1704, mourut le 27 octobre 1761.
Marie-Scholastique Hallot, née en 1706, mourut en mai
2) Il ne reste plus rien de cette église, qui a donné son nom à l'impasse St-Jean, que quelques pans de murailles,
qui ont été utilisés pour faire les salles et la chapelle des conférences de St-Vincent-de-Paul et du Cercle CathoJique.