‹ Le maréchal de camp Desandrouins, 1729-1792 [microforme]Chapitre 31 sur 109 · BR RAR RER À À À À · texte numérisé non relu

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glois s'en alla avec lui, et je poursuivis mon chemin, méprisant les menaces de l'Indien.... « Lorsque j'arrivay sur le lieu où la scène avoit commencé, les Sauvages étoient déjà dispersés avec leur proye. Je courus aux missionnaires, aux interprètes, aux officiers canadiens, qui les poursuivoient, leur recommandant surtout les officiers d'artillerie et du génie. Les missionnaires furent les plus zélés ou les plus heureux. Ils me ramenèrent dabord trois officiers d'artillerie, dont un Hollandois et l’autre Suisse, presqu'entièrement dépouillés. Peu après j'eus l'obligation à l'abbé Piquet du salut de M. Williamson, qui m'arriva nud comme un ver, et dans un pitoyable état. Par la suite, le même abbé parvint encore à arracher aux Sauvages son uniforme galonné.

« J'emmenay ces pauvres infortunés dans ma tente ; je les habillay tant bien que mal, en quoi je fus aidé par les officiers d'artillerie francois. Je nc pus d’ailleurs les traiter que bien tristement avec des viandes salées, et nous eussions été réduits à ne boire que de l’eau, si M. de Montcalm n’avoit eu l'attention de m'envoyer un bon baril de vin. Jamais générosité ue fut appliquée plus à propos, ny mieux célébrée.

< M. Williamson parloit bien françois ; il est

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