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ss 10 5e
« des certificats payables par le trésorier ».
Ces certificats étaient des sortes de Bons ou de Mandats, portant un chiffre de dépenses, signés par le commandant du poste, ou de l’expédition, remis au trésorier et payés par lui. Ces dépenses n'étaient nullement contrôlées : on les enflait d’une facon démesurée ; quelquefois on en portait d’imaginaires, de fictives ; et le trésorier payait, moyennant... remise ! « C’est ainsi que les différentes « parties de dépense, étant toujours laissées à la « disposition des particuliers, elles deviennent « énormes ! »
« Les certificats du sieur Boishébert se mon- « tèrent à la somme de 800 mille francs ». Sur cette somme, il eut au moins 50 mille francs, et ses divers complices autant !
« Je tiens d’une personne vraye le fait suivant : « On a donné une demi-livre de pain par jour aux soldats de la marine qui ont hyverné aux Trois-Rivières (1). On a demandé à M. de Tonnancourt, garde magazin, faisant fonction de juge et de commissaire, un certificat d'une livre et demie, ration complète en garnison.
Celuicy l’a refusé à moins d’un 2? est ordonné, « signé de l’Intendant. Peu après, on le Iuy a produit, et il a été obligé de s’y conformer. Il conserve soigneusement cet ordre.