‹ Le maréchal de camp Desandrouins, 1729-1792 [microforme]Chapitre 44 sur 109 · CE NN · texte numérisé non relu

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leurs pionniers se mirent à construire des ponts, à tracer et à déblayer des chemins.

Le Bernetz est guéable partout ; malgré cela, nos bataillons auraient pu leur disputer le passage. Mais l'immense supériorité numérique des ennemis pouvait leur permettre de nous tourner et de nous envelopper. C’est pourquoi, Montcalm ne balança pas à ordonner la retraite sur Carillon, où l’on arriva à sept heures du soir, sans être inquiété.

« Le jour même, l’ennemy fit avancer une partie « de ses troupes jusqu'à la Chute, et s’y retrancha. »

Dans la prévision de cette retraite, Pont-le-Roy et Desandroüins, dès sept heures du matin, étaient allés, escortés du 2° bataillon de Berry, « faire un « petit abattis » sur la hauteur qui domine le fort de Carillon. « Ils le commencèrent fort imparfai- « tement avec 100 travailleurs. Mais, ajoute « Desandroüins, j'ai employé utilement mon temps « à bien reconnaître le terrain pour y tracer les « retranchemens du lendemain » ; car ce n'était plus seulement afin de protéger le rembarquement qu'on les construisait : c'était pour s’y arrêter et s’y défendre.

Cette journée du 6 s'était donc passée sans incident fâcheux pour l’armée que commandait Montcalm ; mais elle avait été fatale à l'un de ses détachements.

Nous avons vu que le général français s'était arrêté dans sa retraite, sur les hauteurs avoisinant

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