‹ Le maréchal de camp Desandrouins, 1729-1792 [microforme]Chapitre 47 sur 109 · RS CT TUE CRE · texte numérisé non relu

RS CT TUE CRE

M mine

Ut AE

LUE 2 ee Des ST ES

de défendre les retranchements jusqu’à la dernière extrémité !

Au plus fort de l’action, il fut admirable de calme et de sang-froid ; donnant ses ordres sous ies balles comme s’il avait été à la parade, suivant de l'œil le combat, et se faisant à chaque minute rendre compte, par ses aides de camp, de ce qu'il ne pouvait voir. Derrière lui, à sa portée, étaient massées, avons-nous dit, les huit compagnies de grenadiers de réserve, qu'il envoyait, tantôt sur un point, tantôt sur un autre, suivant les besoins.

« J'avois demandé à M. de Montcalm, dès le « commencement de l'affaire, la permission de « luy servir d’aide de camp, — dit le capitaine Desandroüins qui, son œuvre d'ingénieur finie, voulait faire acte de soldat ; — et comme j'allay « de la droite à la gauche continuellement, les « soldats me demandoient des nouvelles de ce qui se passoit ; et lorsque j'étois dans une aile, je leur criois : — Dans l’autre aile, il y a plus de quinze cents Anglois le ventre en l'air : les autres sont en déroute et leur colonne n'ose plus s’y montrer. Il n’y reste que de méchans tirailleurs derrière les souches qu’on s'amuse à démonter. — J'avois le plaisir aussitôt de voir paroître les plus vifs transports de joye, et de les entendre s’animer au combat par les cris de : Vive le Roy !

« Arrivé dans une autre partie, je tenois de « semblables propos, en appelant les vieux soldats

Page 1